(Actualisé) Ce dimanche de Pâques, la rédaction d’Imaz Press Réunion s’efface pour laisser place à un invité un peu particulier : le lapin de Pâques lui-même. Entre traditions et regard acéré sur l’actualité, il livre sa vision d’un monde bousculé… sans jamais perdre de vue l’essentiel : l’espoir. (Photo Stephan Laï-Yu / www.imazpress.com)
Bon. C'est moi. Le lapin de Pâques.
Oui, celui qui planque des œufs pendant que vous faites semblant d’être surpris tous les ans. Tradition oblige.
Parce que Pâques, à la base, c’est quand même quelque chose de sérieux. Un moment important pour les chrétiens : la résurrection de Jésus. Rien que ça. Le passage de la mort à la vie, après une semaine bien chargée entre le dernier repas, la trahison, la crucifixion… et puis trois jours plus tard : surprise, il revient.
Et puis il y a la version plus… chocolatée. Saviez-vous qu’au Moyen Âge, on ne mangeait pas d’œufs pendant le Carême ? Résultat : les poules continuaient à pondre et les gens se retrouvaient avec trop d’œufs. Alors ils étaient décorés et offerts.
Et des siècles plus tard, moi je me retrouve à bosser en intérim pour cacher des Kinder dans vos jardins.
Chaque année, essaie de maintenir un minimum de magie pendant que le reste du monde… disons… va mal.
Parce que pendant que vous cherchez des chocolats ce dimanche, moi je regarde un peu l’actualité. Et comment dire…
Des guerres s'enlisent, avec leur lot de civils qui ont autre chose à faire qu'une chasse aux oeufs, la planète chauffe plus vite qu'un carry oublié sur le feu et l'économie mondiale ressemble à une kaz an tol qui menace de s'écrouler sous les vents d'un cyclone.
Dans la France de Macron ?
Le pouvoir d'achat fond plus vite qu'une poule en chocolat au soleil. Le carburant coûte (presque) un rein. Les débats politiques ressemblent parfois à des épisodes ratés de télé-réalité.
Ici, à La Réunion, je vous vois.
Je vois les familles qui comptent, qui s'adaptent, qui bricolent pour boucler les fins de mois. Je vois les jeunes qui cherchent leur place, les parents qui tiennent bon, les gramounes qui survivent.
Mais malgré tout ça, je vois aussi autre chose.
Je vois des sourires. Des moments partagés, souvent autour d'un bon repas.
Des gens qui s’entraident. Des marmailles qui courent dans les jardins.
Je vois une île qui tient, parfois à bout de bras, mais qui tient.
Et c’est là que Pâques reprend son sens. Parce que cette fête, ce n'est pas juste une histoire de chocolat. Parce que la résurrection, ce n’est pas juste une histoire ancienne racontée dans une église.
C’est cette petite voix, un peu têtue, qui murmure dans nos têtes que même quand tout semble foutu… quelque chose peut encore renaître.
Oui, aujourd’hui, le monde ressemble parfois à un mauvais épisode de Black Mirror. Oui, on a parfois l’impression que tout part en vrille.
Mais Pâques nous rappelle que la fin n'en est pas toujours une.
Alors moi, le lapin de Pâques, je continue ma mission. Je cache mes oeufs et j'apporte un peu de douceur à ce monde de brutes. Je fais ma part du boulot. À vous de continuer à faire la vôtre. Partagez. Résistez. Espérez. Même quand c’est difficile. Surtout quand c’est difficile.
Parce qu’au fond, si un Jésus a réussi à revenir d’entre les morts il y a 2000 ans… on peut encore croire que l’humanité va se relever elle aussi.
Toute l'équipe d'Imaz Press Réunion et moi-même vous souhaitons un joyeux dimanche de Pâques.
Le lapin de Pâques / www.imazpress.com / [email protected]

J'adore ! Merci pour ce beau papier !
Le lapin a raison vive la révolution du chocolat
Vous connaissez Chantal Goya
Ce matin un lapin a tiré un chasseur c’était un lapin qui avait un fusil
Ahhh ce lapin
Brav bien dit
Joliment dit 🫶🏼 joyeuse fêtes de Pâques à monsieur lapin et tt à tt l équipe
J'aime beaucoup ce commentaire, très juste 👍
Joliment dit ; joyeuses Pâques à toute l'équipe !
Bel article mr le lapin 🐰 journaliste...les choses sont bien dites