"Je souhaite que le débat sur le tram-train soit public et que chacun prenne la responsabilité de ses actes", a affirmé Paul Vergès, conseiller régional de l'Alliance lors d'une conférence de presse organisée ce mardi 13 juillet 2010. Cette demande intervient à la suite de la commission permanente du conseille régional durant laquelle la fin du projet tram-train a été officialisée.
Pour l'ancien président de Région, "il faut trouver d'urgence une solution rapide à la problématique du tout-voiture". En effet, il rappelle que la population de La Réunion devrait atteindre 1 million d'habitants à l'horizon 2025 et que les études prédisent que 800 000 véhicules seront en circulation en 2050.Cette solution, c'était le tram-train pour l'élu de l'Alliance . "Le tracé était établi, les investissements étaient acquis, la déclaration d'utilité publique était prononcée", insiste t-il. "Il restait la question de la dotation ferroviaire. Une dotation dont bénéficie toutes les régions de France", signale t-il. C'est pour tenter de convaincre le gouvernement d'attribuer cette dotation ferroviaire à La Réunion qu'une condition suspensive a été inscrite dans le contrat de partenariat public privé signé en décembre 2009 entre la Région et Tram'Tiss, le groupement chargé de la conduite du projet tram-train.
"Cette clause nous accordait 6 mois pour trouver une solution de financement. Elle prévoyait également une possibilité d'ajouter encore un délai de 6 mois. Nous avions donc un an pour trouver une solution. Une issue favorable était possible", affirme Paul Vergès. Un avis qui n'a pas été partagé par Didier Robert qui a annoncé, le 31 mai dernier, la caducité du contrat de partenariat.
"Non seulement il déclenche un contentieux avec Tram-Tiss, mais encore il met fin à un projet qui aurait permis de sortir du tout-voiture. Au lieu de ça, il propose de mettre en circulation 2 000 bus", dénonce l'élu communiste. "Les conséquences de cette décision vont être infiniment plus graves que lors de la suppression du chemin de fer, il y a 50 ans", prévient-il. "À l'époque, nous avions plusieurs dizaines d'années pour nous adapter à la situation. Aujourd'hui nous sommes dans une situation d'urgence", répète l'ancien président de Région.
Face à cette situation, Paul Vergès souhaite "un débat public sur le tram-train". Quant à la forme de ce débat, "débat télévisé, débat sur le terrain ou référendum, qu'importe", répond le conseiller régional. "Pourvu que les Réunionnais soient informés et que chacun prenne la responsabilité de ses actes". "Nous sommes là au début d'une très grande bataille", termine le représentant de l'Alliance.
Mounice Najafaly pour
