Plus de 700.000 personnes sont mal-logées dans les départements et régions d’Outre-mer (DROM). À La Réunion, 121.781 personnes souffrent de mal-logement. À l'aube des municipales, la Fondation pour le Logement des Défavorisés publie son deuxième éclairage sur le mal-logement dans les départements et régions d’Outre-mer. Elle y formule également des préconisations concrètes pour ériger le logement en priorité politique dans les Outre-mer.
Les départements et régions d’Outre-mer sont marqués par une précarité massive et structurelle, corrélée à la crise du logement. Ainsi, les indicateurs du mal-logement sont très élevés et s'aggravent.
- Plus de 121.781 personnes souffrent de mal-logement à La Réunion -
Près de 2.648 personnes sont sans domicile fixe. À La Réunion, il y a désormais de plus en plus d'enfants non pris en charge par le 115, faute de places suffisantes.
Cela est notamment dû à un déficit structurel de places d'hébergement par rapport au taux d'équipement dans l'Hexagone.

Les données existantes permettent de considérer qu’environ 150.000 logements sont indignes, soit près d’1 logement sur 5 (18 % des résidences principales contre moins de 2 % dans l’Hexagone).
Près de 40.000 logements ne disposent d’aucun point d’eau à l’intérieur du logement, soit près de 5 % des résidences principales. Cela concerne 1.551 à La Réunion.
En 2022, près de 150.000 logements indignes et insalubres étaient dénombrés soit près d’1 logement sur 5 (18 % des résidences principales, contre moins de 2 % dans l’Hexagone). La Réunion en compte 17.700.
- La Fondation appelle à un sursaut des politiques -
En cette année d’élections municipales, et à un an de l’échéance présidentielle, la Fondation appelle à un sursaut des politiques publiques pour répondre aux enjeux d'égalité des droits entre l'Hexagone et les Outre-mer, en apportant des réponses structurelles.
"Face aux conséquences dramatiques pour les personnes qui sont victimes du mal-logement, il est nécessaire et possible de faire d'autres choix politiques. Il est primordial de mettre à l'abri toutes les personnes en détresse, de produire des logements très sociaux, de lutter contre l’habitat indigne et résorber les bidonvilles, d’encadrer les meublés touristiques et les loyers", défend Matthieu Hoarau, directeur régional de la Fondation pour le Logement Île de la Réunion et Océan Indien.
La Fondation propose de déployer pleinement tous les outils du logement d'abord, développer une offre de logements de qualité et adaptée à la diversité des besoins et aspirations des ménages ultra-marins, de piloter un plan de résorption de l'habitat indigne, de renforcer l'accompagnement et l'accès aux droits liées à l'habitat, de réguler les marchés immobiliers et lutter contre les inégalités territoriales et enfin de repenser la gouvernance de la politique du logement.
À La Réunion, le 115 est accessible de 6h00 à 21h00 tous les jours de la semaine, pour le public et, de 21h00 à 6h00, pour les forces de l’ordre dans le cadre de la mise à l’abri des personnes victimes de violences intrafamiliales.
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