Saint-André et Bras-Panon

Pont de la Rivière du Mât : l'ouvrage d'art renaît de ses ruines

  • Publié le 18 février 2016 à 11:38
Pont de la rivière du Mât

Après 10 mois de réhabilitation, le Pont de la Rivière du Mât a été inauguré ce mercredi 17 février 2016. Financée par le Conseil départemental ainsi que par des fonds européens, la rénovation de l'ouvrage d'art était nécessaire quant à sa vétusté et sa dangerosité. Le lieu, où la célébration du Cavadee y est coutumière, aurait eu être abandonné. aujourd'hui, le pont historique a encore de beaux jours devant lui. Nassimah Dindar, présidente du Conseil départemental, évoque l'importance "culturelle et cultuelle" de cet ouvrage d'art datant de 1860.

Ce n'est pas tous les jours que l'on inaugure un pont comme celui-là.

On inaugure un pont historique et même historique de manière architecturale. Il a été réalisé en 1860 et on y voit la patte d’Eiffel, c’est un ouvrage d’art qui a été restauré et c’est vrai que nous avons 400 ouvrage d’art aujourd’hui géré par le Département de La Réunion. Avoir permis à nouveau de réhabiliter ce pont historique, de continuer à faire de lui un lieu de passage routier avec 7000 véhicules par jour, d’y permettre également l’accessibilité aux piétons et aux vélos, je pense que c’est une fierté pour le département de La Réunion et les communes.

Les travaux ont été compliqués à réaliser…

Cela a été un travail architectural de préservation, avec la couverture totale du socle du pont pour éviter qu’il ne soit tâché par de la peinture. Les dessous du pont sont assez emblématiques, ici, la communauté tamoule vient célébrer son Cavadee… Il a aussi cet emprunte identitaire et c’est vrai que ce lieu est emblématique, symbolique, historique, architectural, et qu’il valait véritablement, avec des fonds européens, et des fonds du Conseil départemental, l’apport des soins et du financement dont il avait besoin pour être restauré. Il était vétuste et dangereux, avec le volet sécurité , il aurait dû être totalement abandonné. Le choix de le garder pour préserver cette identité, à laquelle on veut vraiment ajouter l’identité culturelle voire cultuelle de ce lieu, c’était important pour nous.

Les travaux ont duré 10 mois, cela n’a pas été sans conséquence pour le chiffre d’affaires des commerçants autour de cette zone

Il faut les remercier, ils se sont associés avec la population à la fermeture, à l’exigence demandée par les entreprises, mais aussi au désagrément que cause dans une région des travaux.

Combien ont coûté les travaux ?

Nous sommes aujourd’hui à 1,8 million d’euros et nous serons vraisemblablement, avec les chantiers d’insertion qui seront menés, à un peu plus de deux millions d’euros dans quelques mois.

Le doublement de l’enveloppe réservée à l’investissement en matière de routes a été annoncé

Le vice-président [du Conseil départemental délégué aux routes ndlr] Jean Marie Virapoullé a beaucoup insisté là-dessus quand il a pris sa délégation. Au Département, nous avons la gestion de 720 kilomètres de routes départementales, des routes emblématiques, très fréquentées, dans les quatre micro-régions, par beaucoup de voitures et par la population. avec des giratoires qui souvent sont reliés à des routes nationales.

Nous avions eu besoin de réhabiliter certains ouvrages d’art, de voir également, là où les radiers sont submersibles, d’envisager quelques gros travaux, mais aussi quelques chantiers structurants qui aident à voir quel serait le développement économique, environnemental de La Réunion mais qui exigent en amont que nous créions les conditions du mode de déplacement.

Nous sommes élus pour nous occuper du territoire et c’est ce que nous faisons quand nous mettons de l’investissement sur les routes. La cerise sur le gâteau, c’est qu’en même temps nous aidons l’économie réunionnaise, puisque nous permettons la création d’emplois, la subsistance de ces petites et moyennes entreprises et pas seulement des grosses. En même temps, nous donnons la vision du mode de déplacement de la circulation, des axes et enjeux majeurs, là ou après demain, les équipements publics peuvent s’y mettre parce que nous pouvons nous déplacer, et que même les déplacements pour les bus, nous pouvons aussi trouver les moyens. Le développement d’un territoire c’est un tout.

Le développement humain, ne peut pas être coupé du développement territorial, et c’est bien l’enjeu qui est donné. J’ai presque envie de vous dire pour conclure : nous sommes élus pour cela, pour dire où nous voulons mener notre pays et quels leviers nous mettons en action avec les moyens que nous avons, pour que l’avenir, dans les 10 et 20 prochaines années, se donnent à lire pour les plus jeunes d’entre nous, pour les générations à venir.

www.ipreunion.com

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3 Commentaires
Henry
Henry
10 ans

Il faudrait un programme général pour la conservation et sauvergarde de notre patrimoine!

shiva
shiva
10 ans

le cavadee a été le premier a inauguré ce pont, de belles années à venir. beaucoup de souvenir.

sandré
sandré
10 ans

ce pont est un patrimoine, son entretien c' est bénéfique pour tout le monde.