Le groupe La Possession Avenir, mené par Jean-Yves Morel et Françoise Sadon, conseillers d'opposition, a tenu une conférence de presse ce vendredi 4 mai. Ces derniers ont déploré les accusations de Roland Robert, maire de la Possession, sur leur position concernant la sécurité sur la commune. "Le maire nous accusé de faire le jeu de Marine Le Pen. Nous ne pouvions pas laisser passer cela", explique Jean-Yves Morel. Pour le groupe de l'opposition, suite à la série de braquages qu'a connu La Possession à la fin du mois de mars, "Roland Robert n'est pas à la hauteur" et "minimise les faits".
Jean-Yves Morel et Françoise Sadon se disent "satisfaits" que leur intervention sur "la question de la sécurité sur le territoire communale émeut l'autorité municipale actuelle". "C'était bien le but principal, mais non pas comme laisse prétendre le maire faire augmenter le sentiment d'insécurité dans la ville. Sur cette question, nous confirmons que nous n'avons pas la même vision tant sur son diagnostic que sur son traitement. Pour nous, cela ne se solde pas seulement par la publication de chiffres sur les crimes et délits parce que cela cache la réalité du terrain", indiquent-ils, avant de souligner que "le maire n'a pas à se gargariser sur les chiffres qu'il avance".Les conseillers de l'opposition réclament que "le maire présente les actions du Comité Locale de Surveillance et de la Prévention de la Délinquance au conseil municipal.
Jean-Yves Morel et Françoise Sadon estiment également que ce dernier "n'est plus à la hauteur et amène le débat sur des sujets très sensibles, en portant des attaques à notre égard qui ne mérite de commentaires". "Au lieu d'apaiser, il attise la haine et cherche à stigmatiser une partie de la population", poursuivent-ils, avant de rappeler que Marine Le Pen a fait le plus fort taux de votants à La Possession.
Selon eux, ce vote exprime "le ras le bol de toujours des mêmes qui s'accrochent au pouvoir", "le ras le bol de personnalité au pouvoir dépensier, de l'argent public, vivant dans l'opulence" mais aussi "l'incapacité de cette majorité à apporter une réponse à une meilleure intégration d'une population non originaire de La Réunion". "Qui est responsable ? Nous, Jean-Yves Morel et Françoise Sadon, conseillers municipaux de l'opposition ?", conclut le groupe.
