Rencontre avec Jean-Jacques Coiplet, nouveau Directeur général de l’ARS La Réunion

  • Publié le 31 janvier 2026 à 08:07
  • Actualisé le 31 janvier 2026 à 08:10
Rencontre avec Jean-Jacques Coiplet, Directeur général de l’ARS La Réunion

Jean-Jacques Coiplet, administrateur de l’État, a pris ses fonctions de directeur général de l’Agence Régionale de Santé (ARS) de La Réunion le lundi 15 décembre 2025. Il s'agit de la quatrième ARS qu’il va diriger. Il remplace Gérard Cotellon qui occupait ce poste depuis avril 2022. Le nouveau directeur de l’ARS Réunion a souhaité présenter les grandes lignes de sa feuille de route aux Réunionnais. Premier objectif : faciliter l’accès aux soins et ce, malgré l’éloignement ou les inégalités sociales. (Photo : sly/www.imazpress.com)

Une poignée de main, un grand sourire, Jean-Jacques Coiplet se veut disponible et à l’écoute. Ses collègues semblent prêts à le suivre. 

Il souhaite travailler en équipe, dans les bureaux de l’ARS, mais pas seulement. Il en est persuadé, dans le domaine de la santé, c’est un engagement collectif qui fera la différence.

Selon lui, "rien ne peut advenir de constructif et de durable en matière de santé sans l’adhésion de tous les acteurs locaux." Cela implique notamment, la concertation avec les élus et les collectivités, la complémentarité avec les autres services publics et l'autorité préfectorale, la pleine participation des usagers et bénéficiaires, et l’attention aux plus fragiles.  

- "Veiller à l'accès aux soins, quels que soient les territoires, pour tous et partout." -

Parmi les valeurs qui rythmeront les actions du directeur général de l’ARS La Réunion, l'humanisme et un universalisme proportionné, c'est-à-dire : un effort supplémentaire pour les personnes les plus vulnérables, personnes âgées dépendantes, personnes vivant avec un handicap, précaires et jeunes de l’Aide sociale à l'enfance (ASE). 

Premier défi à relever : réduire les inégalités d’accès aux soins. Jean-Jacques Coiplet explique : "Il y a d'abord les inégalités sociales et territoriales. On sait que c'est le plus puissant des déterminants. Je pense aux familles précaires, aux femmes seules, à celles ou ceux qui, tous les jours, ont des problèmes qui font que la santé vient un peu en arrière-plan. Il faut d'abord vivre, se nourrir, trouver un travail. On y est effectivement très attentifs." Écoutez.

- Quand la famille ne suffit plus à faire le lien : le rôle des médiateurs en santé -

Face à des proches qui refusent de se soigner, comment ramener les Réunionnais dans le système de santé ?

Pour Jean-Jacques Coiplet : "C'est un sujet qui n'est vraiment pas simple, parce que là, on est dans le domaine de l'intime et de ce qu'on pense, et on sait qu'il y a beaucoup de territoires où les personnes, surtout d'une génération avant nous, se font soigner au dernier moment, quand tout va mal."

"Moi, je crois beaucoup à l'accompagnement aussi des familles, parce qu'il peut y avoir des ambassadeurs quelque part, qui arrivent à convaincre leurs aînés ou d'autres personnes qu'il vaut mieux prévenir que guérir. Aujourd'hui, on sait qu'il y a beaucoup de cancers, par exemple, qui, quand ils sont pris le plus tôt possible, on en guérit. Mais, quand c'est trop tard, c'est trop tard." 

"Il ne faut pas occulter la possibilité d'utiliser des médiateurs en santé", nous dit Jean-Jacques Coiplet.

En 2026, l’ARS Réunion va lancer un appel à projets pour développer la présence des médiateurs, qui seront installés soit dans les quartiers politiques de la ville, soit au plus près de certains habitats, pour créer un lien avec les habitants, leur proposer de faire un bilan ou de rencontrer un médecin. "Une façon d’amorcer un parcours de santé", nous explique le directeur de l’ARS. 

Selon Jean-Jacques Coiplet, les collectivités peuvent faciliter l’accès aux soins en accompagnant ceux qui, faute de transport ou par peur, risquent de renoncer : "Si la famille ne peut pas le faire, ça peut être aussi un moyen d'aider. On n'a pas de solution miracle. On a des ingrédients qui sont le rôle de la famille, le aller-vers, le non-jugement, et avoir des petites amorces comme ça par un dépistage, ou par un premier contact avec une infirmière, avec un médecin qui se déplacerait pour commencer des soins" 

Un travail, et une réflexion collective que le nouveau directeur de l'ARS devra donc mettre en œuvre le temps de sa mission à La Réunion.  

ee/www.imazpress.com/[email protected] 

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5 Commentaires
Stop blabla
Stop blabla
2 heures

Agissez
Des actes

Bougez vous !

15 000 euros par mois
15 000 euros par mois
2 heures

A quand un Reunionnzis a la tete de l'ARS ?

Bonneau
Bonneau
3 heures

Bravo et merci d'utiliser l'expression créée par Pascal Jacob président de l'association Handidactique "personnes vivant avec un handicap"
Christian Bonneau délégué régional HANDIDACTIQUE

Dijoux
Dijoux
3 heures

Bonjour, chaque nouvelle épidémie (variole du singe)à son nouveau directeur général ! Et quand ce sera terminé c'est le préfet qu'on va changer. Tout les 3 ans on a droit à la même mascarade à la réunion.
Zot i crois créole lé encore couillon ou kwé ? I ggn pu mette la faute si personne parce que cette là mal géré sera fini allez, zot i change la figure,mais zot camaraderie en politique i fait ri la gueule. Mon œil lé déplorable. Et dire que les contribuables i paye pou nourriture ce bande de clown là. Après zot i rode pou kwé demoune lé pu intéressé par la politique. Na rienk l'argent i interesse à zot. Franchement le reunionnais li même na pu son place la réunion. Nout l'île, c'est l'île des vacances et des promotions pou cette i sorte en dehors (toutes ethnies confondues) ,les comme si zot la débarqué ibiza, Monaco,saint Tropez là ?! Zot i viens fait l'argent su la tête le créole reunionnais. Oubli pas nout zancète la bataille pou nou gagne des droits mais c'est pas nous qui profite. L'état la trouve plein de moyens pou tourne tout çà à zot avantage (esclavage moderne). Et oui c'est bien nous les vaches à lait. Même mon zarboutan après avoir travaillé 40 ans++ pour L'état va payé jusqu'à ça mort. Et c'est qui i profite : le gouvernement.
Alors créole rouve un peu zot zieu. Mi lé la pou fait passe le message. Nous génération 70,80,90 : nous la vu toutes arrivé : Minitel, CD, portable, internet, freedom,manifestations chaudron 91,transition franc euros ; tout çà la arrivé tellement vite na créole la pas compris la essaye suive,mais tous ça la crée un fossé entre le ti colon ,le gros colon et les arrivistes. Na tellement de choses à dire dans cette société mal géré,individualiste, corrompu, sans foi ni loi .
Voilà ce que moin ti créole mi voit un peu après presque qu'un demi siècle à avoir vécu sur mon île. A bon lecteur et bon entendeur.

Danielle
Danielle
1 heure

Bonjour M le Directeur, Une publicité est faite sur une série de France tv APPARENCES où il est question de meurtres de chirurgiens esthétiques: la pub dit " cette émission vous est offerte par l'ARS de la REUNION, le groupe Runesens, la Mutualité Française de la Reunion et le groupe CLINIFUTUR...Le nouveau directeur de l'ARS , qui va sûrement lire les commentaires des lecteurs, pourra nous dire pourquoi l'ARS s'est elle liée à des groupes privés pour cette pub, dont on ne sait combien elle coûte et qui n'a rien à voir avec son objet.