Fraises rouges et sucrées : à La Réunion, 100% de la production locale profite à la population réunionnaise

  • Publié le 2 octobre 2026 à 02:58
fraises

À La Réunion, la fraise a su faire sa place dans l'agriculture réunionnaise avec une production annuelle de près de 650 tonnes. Commercialisée dans sa totalité dans l'île, la demande de la part des consommateurs et professionnels de la pâtisserie est croissante. Toutefois, la filière doit faire face à de nombreuses contraintes. Forte pression phytosanitaire et dépendance aux plants importés ont limité ces dernières années la production (Photo : Richard Bouhet/www.imazpress.com)

Dans l'île, la culture s’étend sur près de 25 hectares à La Réunion. Le plus fort pôle de production reste à ce jour la région du Grand Tampon, autour de laquelle se développe le principal bassin de production qui s’étend sur toute la région Sud-Ouest, de Grand Coude à Trois-Bassins.

Dans le département, on estime le nombre de producteurs entre 60 et 70.

Le défi pour les producteurs réunionnais est désormais de produire des fraises répondant aux exigences croissantes des consommateurs en matière de qualité.

- Des coûts de production des fraises en augmentation -

Mais ces derniers sont confrontés à des coûts de plantation en augmentation constante qui écartent de plus en plus de producteurs faute de moyens.

Selon la Chambre d'agriculture, "le coût de plantation atteint en plein champ plus de 50.000 euros par hectare. Le poste d’achat des plants représente à lui seul 16.500 euros".

Elle explique : "il ne reste plus qu’un seul importateur de plants qui est affilié à un seul pépiniériste en Hexagone, augmentant les coûts des plants qui est passé de 0,22 à 0,33 euros en l’espace de trois ans".

Les autres postes de dépenses ne sont pas en reste avec l'augmentation des coûts des intrants comme le paillage plastique, les barquettes et les engrais.

La fraise nécessite, par ailleurs, une main d’œuvre importante, formée, et elle devient malheureusement un produit de luxe.

- Des problèmes phytosanitaires limitent la production de fraises -

Ces dernières années, des problèmes phytosanitaires sur les plants importés ont également limité la production.

La Drosophila suzukii, connue sous le nom de mouche des fraises, est de plus en plus présente tôt dans la saison. Elle représente un risque important de dépréciation des fraises pour les producteurs, qui se retrouvent souvent incapables de traiter ce problème en raison d'un manque de solutions.

La Drosophila suzukii a été introduite à La Réunion par des cerises contaminées.

Toutefois, "ces problèmes sont partiellement résolus grâce à une production locale de "fraisimottes" et à de nouvelles sources d’approvisionnement en plants frigo provenant d’Italie", précise la Chambre Verte.

- Un petit fruit rouge présent depuis 1735 à La Réunion -

À La Réunion, les premières fraises – la fraise des bois Fragaria vesca - fut introduites en 1735 par M. Lagourgue. Plantée sur les flancs du volcan, elle se dissémine rapidement dans les Hauts de La Réunion.

En 1979 et après des essais conduits par le CIRAD, la fraise est désormais cultivée et plusieurs variétés à gros fruits (Fragaria ananassa) sont importées de l'Hexagone.

Depuis, plusieurs variétés de fraises sont présentes à La Réunion.

- La Camarosa : variété la plus plantée à La Réunion. Les Réunionnais apprécient ses grosses fraises rouges qui se conservent très bien en barquette. Les fraises Camarosa sont une variété américaine, reconnue pour leur taille et leur saveur sucrée.

- La Ruby gem. Elle se distingue par sa belle présentation (sans fruits déformés) et présente une régularité dans le calibre du fruit. Sa qualité gustative est excellente, et elle assure une remontée régulière de nouveaux fruits tout au long de la saison.

- La Manon des fraises. Elle est reconnue pour ses fruits coniques d'un rouge vif et très brillants. Leur chair est ferme et juteuse, offrant une saveur douce avec peu d'acidité, ce qui est parfait pour les palais sensibles. Cette variété se distingue également par sa remarquable aptitude à la conservation après récolte.

- Le fraisier Annabelle, une variété remontante, produit des fruits d'un rouge orangé délicieux, qui rappellent les saveurs sucrées et légèrement acidulées des fraises des bois. Sa production est régulière et continue tout au long de la saison, garantissant des récoltes abondantes.

- Enfin l'Armelle, seule variété locale obtention CIREF/ARMEFLHOR. Elle offre une production très régulière, avec 2 à 3 vagues successives de récolte. Cette variété est relativement résistante aux pathogènes présents en région chaude. Les fraises sont très sucrées et conservent bien leur qualité en barquette.

- Saint-Pierre : la fraise en fête au Domaine Vidot -

Ramenez-vos fraises ... Du 2 au 4 octobre 2026, le Domaine Vidot à Montvert-les-Hauts à Saint-Pierre accueille la 26ème édition de la fête de la fraise. Durant trois jours, le public pourra rencontrer les producteurs, déguster les délicieux petits fruits rouges et découvrir les savoir-faire locaux à travers des stands, ateliers et animations.

La cérémonie d'inauguration aura lieu le vendredi 2 octobre à 15h30, en présence des partenaires de l'évènement : la mairie de Saint-Pierre, le Département de La Réunion, Destination Sud Réunion et l'Office des Sports et du Temps Libre de Saint-Pierre (OSTL), suivie à 16h30 du concours de la meilleure barquette de fraises 2026, dont le jury est présidé par Julien Leveneur.

Le week-end se poursuivra avec de nombreux temps forts : défilé de mode, soirée Zumba "Fraise & Fluo" et concert de #DNS le vendredi ; combat de sabres laser, radio-crochet et concert de Jean Roland Miquel le samedi ; puis les Foulées de la Fraise (21 km), le bal de la troisième jeunesse et un concert de Kervéli le dimanche.

Retrouvez tout le programme ici.

ma.m/www.imazpress.com/[email protected]

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