La France a proposé son aide

Séisme en Papouasie-Nouvelle-Guinée : au moins cinq morts et plusieurs blessés

  • Publié le 12 septembre 2022 à 07:06
  • Actualisé le 12 septembre 2022 à 07:40
Une vue du village de Hanuabada où les homosexuels vivent en paix, à Port Moresby, le 15 novembre 2018 en Papouasie-Nouvelle-Guinée

Un séisme de magnitude 7,6 a touché ce dimanche, l'Est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Au moins cinq personnes ont été tuées. Plusieurs blessés graves ont été recensés. Des dégâts importants ont été notés sur des bâtiments. Les autorités disent redouter que le bilan humain ne soit plus lourd dans les villages situés dans les zones les plus touchées. Dans un communiqué publié dimanche soir, le ministre délégué chargé des Outre-mer qui a indiqué que "la France exprime sa solidarité envers la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Elle est prête à dépêcher de l'aide, depuis la Nouvelle-Calédonie en réponse aux besoins qu'exprimeront les autorités locales".

La députée Kessy Sawang a fait savoir à l’Agence France-Presse (AFP) qu’au moins deux personnes sont mortes dans des villages de montagne reculés de sa circonscription et que quatre autres, dans un état critique, ont été transportées par avion à l’hôpital. "Les dégâts sont considérables", a-t-elle déclaré, ajoutant qu’un glissement de terrain a enseveli des maisons et "scindé" en deux un village dans lequel les habitants ont "perdu leurs habitations".

 

Plus tôt, sur son compte Facebook, Kessy Sawang disait redouter que le bilan humain ne soit plus lourd dans les villages situés dans le massif des monts Finisterre et certaines régions du littoral. Des "personnes et des maisons ont été ensevelies et détruites", a-t-elle ajouté.

Dans la ville voisine de Wau, le site minier de Koranga a annoncé que trois mineurs sont morts après avoir été ensevelis. Dans cette région, les moyens de communication sont limités et les routes goudronnées peu nombreuses, ce qui complique les opérations de secours et l’évaluation des dégâts.

De petites compagnies aériennes et des organisations de missionnaires ont pris part au transport aérien de certains blessés dans la jungle. "C’est très difficile, le terrain, le temps. C’est un défi" a déclaré Nellie Pumai de Manolos Aviation, qui a transporté un blessé et tente de retourner sur place.

Les habitants des villes du Nord du pays, situées près de l’épicentre, ont fait état de fortes secousses en milieu de matinée qui ont fissuré les routes et détaché les revêtements des bâtiments.

 

Dans la ville de Goroka, située dans la région montagneuse de l’Est du pays, des vidéos envoyées par des habitants à l’AFP ou publiées sur les réseaux sociaux ont montré des stores et des fenêtres tombant des murs de l’université fissurés par la secousse.

Des habitants de Madang et Lae, villes proches de l’épicentre, ont affirmé à l’AFP que la secousse a été particulièrement puissante. "Très forte" même a déclaré Hivi Apokore, qui travaille dans un établissement touristique, le Jais Aben Resort, près de Madang: c’était comme si "tout était comme à la surface de la mer, flottant"

- Évaluation difficile des dégâts -

Le tremblement de terre a été ressenti jusqu’à la capitale Port Moresby, située à environ 480 kilomètres de là. L’Institut américain d’études géologiques (USGS), qui avait initialement émis une alerte au tsunami, l’a rapidement levée. L’USGS a toutefois signalé qu’il pourrait y avoir "des fluctuations mineures du niveau de la mer dans certaines zones côtières".

Le Premier ministre James Marape a exhorté la population à demeurer prudente et à se réfugier sur les hauteurs. Il a fait part de son inquiétude après cet "important" tremblement de terre, affirmant que l’ampleur des dégâts humains ou matériels n’avait pas encore été établie dimanche dans les régions les plus touchées. "Il a été demandé aux agences nationales et régionales en charge de la gestion des catastrophes, ainsi qu’aux autorités, d’évaluer les dégâts et l’état de gravité des personnes blessées afin de les prendre en charge au plus vite", a déclaré M. Marape.

- "La France suit l'évolution de la situation"-

La Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui comprend la partie orientale de l’île de Nouvelle-Guinée et de nombreuses autres îles, se trouve sur la "ceinture de feu" du Pacifique, point chaud pour l’activité sismique en raison de la friction entre les plaques tectoniques.

En 2018, un séisme de magnitude 7,5 avait frappé la région accidentée des hauts plateaux du pays, déclenchant des glissements de terrain ayant enseveli des maisons et tué au moins 125 personnes. Samedi, une série de secousses sismiques avait frappé la province indonésienne de Papouasie, située sur la partie occidentale de l’île de Nouvelle-Guinée, sans faire de victimes ou de dégâts. En 2004, un séisme de magnitude 9,1 en Indonésie avait déclenché un tsunami qui avait fait 220 000 morts dans la région, dont environ 170 000 en Indonésie.

La France a immédiatement proposé son aide aux autorités du pays. Jean-François Carenco, le ministre délégué aux Outre-mer se trouve actuellement en Nouvelle-Calédonie, territoire voisin de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. "La France est prête à dépêcher de l'aide, depuis la Nouvelle-Calédonie en réponse aux besoins qu'exprimeront les autorités locales" a-t-il déclaré dans son communiqué publié dimanche soir.

"Le centre de crise et de soutien du ministère de l'Europe et des Affairés étrangères suit l'évolution de la situation, en lien avec l'ambassade de France à Port Moresby" précise le communiqué

www.ipreunion.com / [email protected]

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