Près de 200 lycéens ont répondu à l'appel de l'UNL (union nationale lycéenne) Réunion et se sont mobilisés dans les rues de Saint-Pierre ce jeudi 6 mai 2010. Ils protestent contre la réforme des lycées engagée par le ministre Luc Chatel. A Saint-Denis, le rassemblement prévu au Jardin de l'Etat n'a "pas été concluant". Théo Boisard, lycéen de 15 ans et membre de l'UNL, regrette un "manque d'organisation" et une "faible mobilisation". Seulement une cinquantaine de lycéens dionysiens se sont mobilisés, mais sans responsable syndical et sans banderoles, ils ont finalement décider de renoncer à défiler dans les rues.
L'UNL Réunion appelait les lycéens à se mobiliser pour la défense de "leur service public d'éducation". Les lycéens demandent le retrait de la réforme des lycées, l'arrêt des suppressions de postes et le retrait de la formation des enseignants. Les manifestants se sont mobilisés également pour "la non-suppression des allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire".La réforme prévoit une autonomie accrue des établissements, le syndicat y voit "une remise en cause de l'égalité de l'enseignement et une concurrence entre les lycées". Une suppression de certaines matières, tels que les mathématiques dans la filière littéraire et l'histoire dans la section scientifique, pourrait être mise en place. "La réforme souhaite valoriser des filières trop spécialisées, mais ces matières fondamentales sont nécessaires pour la culture citoyenne" estiment les lycéens.
Quelques lycéens de Levavassseur, Lislet Geoffroy et Leconte Delisle avaient répondu à la l'appel de l'UNL à Saint-Denis. Dans le Sud, à Saint-Pierre, la manifestation a été suivie par près de 200 jeunes. Une délégation a été reçue en sous-préfecture vers midi.
