Ils étaient environ une soixantaine à se rassembler ce mercredi 3 mai 2017 sur le parvis des Droits de l'Homme, près du Théâtre de Champ-Fleuri. Tous animés par un même mot d'ordre : "Pas une seule voix ne doit aller au Front National !". Initiée par le syndicat étudiant de l'Unef, la mobilisation a aussi rassemblé d'autres organisations, telles que la Ligue de l'enseignement et la Ligue des Droits de l'Homme.
"Malgré tous les efforts cosmétiques, ce parti ne va pas forcément apporter les bonnes solutions" mesure Samantha Pothin, présidente de l'Unef Réunion. Le syndicat étudiant a souhaité faire entendre sa voix à travers un rassemblement qui a ensuite été rejoint par plusieurs organisations, notamment la Ligue des Droits de l'Homme.
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Rassemblement anti #FN à #LaReunion - Samantha Pothin, présidente #Unef #Reunion : "Pas une seule voix ne doit aller au FN" pic.twitter.com/By6RGCZbWv
— Maëva Pausé (@maepause) 3 mai 2017
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Même son de cloche du côté de Frédéric Salvan, président de la Ligue de l'Enseignement : "aujourd'hui, on sait bien que ce parti présente des dangers pour la démocratie, un danger pour nos valeurs de tolérance". Selon lui, ce vote massif en faveur du Front National à La Réunion s'explique sur une instrumentalisation des peurs des électeurs.
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Rassemblement anti #FN à #LaReunion-Frédéric Salvan, président de la Ligue de l'enseignement : "Ce parti présente des dangers pr ns valeurs" pic.twitter.com/iRG5A4Dy6D
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"Il y a une urgence démocratique ! Les stratégies du Front National, c'est l'enfermement, une menace pour notre vivre-ensemble" déplore Isnelle Gouljar, présidente de la Ligue des Droits de l'Homme. Si elle comprend ce "vote de contestation" à La Réunion, elle estime que le vote blanc pourrait faire la "force" de Marine Le Pen : "Il faut faire le front républicain, nous sommes là pour ça".
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Rassemblement anti #FN à #LaReunion - Isnelle Gouljar, présidente de la Ligue des Droits de l'Homme : "Il faut faire le front républicain" pic.twitter.com/zSOhvkxvpg
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