Dans un post Facebook publiĂ© jeudi 21 juin, un internaute, habitant de Bras Panon, s'insurge. Il dĂ©clare s'ĂȘtre rendu sur la plage de la Ravine blanche Ă Saint-Pierre. Et affirme s'ĂȘtre fait interpeller par un "membre de l'hĂŽtel" du Battant des lames qui lui aurait demandĂ© de partir "en disant que la plage est privĂ©e". Pour l'hĂŽtel, "c'est un malentendu" : "ce sont des jeunes qui se sont fait passer pour des employĂ©s de l'hĂŽtel. La scĂšne a Ă©tĂ© filmĂ©e".
"(...) Sur la plage de la Ravine blanche je marchais tranquilement avec ma cousine lorsqu'un membre de l'hotel dont je ne citerai pas le nom nous demande si nous sommes des clients de l'hÎtel. Nous répondons que non, celui-ci nous demande de partir en disant que la plage est privée" raconte le Panonnais.
"Privatisation des plages?"
Il s'insurge : "Une plage privĂ©e Ă la Reunion, sur un territoire français?! Privatisation des plages? Je lui sors tout cela et il me dit qu'il ne fait qu'appliquer les consignes de la direction de son hĂŽtel .Je lui ai dit que j etais Ă©tudiant en droit et que je pouvais dĂ©poser plainte pour cela. Le domaine public appartient Ă tout le monde. Il est interdit de le privatiser".Â
Le gérant du Battant des lames s'exprime
ContactĂ© par nos soins, Romy David, directeur et "en partie propriĂ©taire" de l'hĂŽtel du Battant des lames a semblĂ© trĂšs affectĂ© par la situation. Il a criĂ© haut et fort qu'il s'agissait d'un malentendu. "Une personne est venue nous voir hier matin, aux alentours de 11h30, (jeudi 21 juin 2018) pour nous demander l'autorisation de faire un shooting photo dans l'Ă©tablissement, cĂŽtĂ© mer. Nous avons acceptĂ©, il a pris ses photos et aux environs de 16h j'ai Ă©tĂ© contactĂ© par des proches qui m'ont annoncĂ© qu'un post Facebook mettant en cause l'hĂŽtel avait Ă©tĂ© publiĂ©".Â
"Il a usurpé l'identité d'un employé de l'hÎtel"
Il l'assure : "j'ai passĂ© toute la nuit derniĂšre Ă scruter les vidĂ©os de surveillance pour comprendre. On voit trĂšs distinctement cet homme, dont je n'ai pas l'identitĂ©, s'approcher de deux promeneurs sur la plage, on comprend avec ces gestes qu'il leur fait comprendre qu'il faut s'en aller". "Il a usurpĂ© l'identitĂ© d'un employĂ© de l'hĂŽtel alors qu'on le voit sur la vidĂ©o : il ne porte pas la tenue du personnel. Ce n'est ni un client, ni un membre de mon Ă©quipe" ajoute le gĂ©rant.Â
Plainte contre X
TrĂšs en colĂšre, il envisage de dĂ©poser plainte contre X dĂšs ce vendredi pour ursurpation d'identitĂ©. "C'est une catastrophe. On a jamais mis ne serait-ce qu'un parasol sur la plage. En aucun cas on ne considĂšre que la plage nous appartient. La plage est publique, elle l'a toujours Ă©tĂ© et elle le sera toujours" affirme Romy David.Â
Pour sa dĂ©fense, il tient aussi Ă prĂ©ciser : "je suis RĂ©unionnais. Le terrain appartient Ă ma mĂšre depuis 1945. Ma famille dĂ©tient l'hĂŽtel Ă plus de 75%. Je suis crĂ©ole et fier de l'ĂȘtre."
Buzz sur Facebook
Sur le rĂ©seau social, la direction de l'Ă©tablissement saint-pierrois a rapidement rĂ©pondu Ă l'Ă©tudiant qui a dĂ©noncĂ© la situation sur Facebook. Voici sa rĂ©ponse :Â
sw/www.ipreunion.com

et construire un hĂŽtel sur la plage peut-ĂȘtre mĂȘme sur le domaine maritime, vous en pensez quoi vous ?? mĂȘme traitement que pour Les Ă©tablissements sur la saline et autres ou bien passe-droit pour des financiers Ă protĂ©ger ??