Avec l'arrivĂ©e de l'hiver austral, commence aussi la saison du goyavier. Et pour cette annĂ©e 2018, la rĂ©colte du petit fruit rouge sucrĂ© pourrait bien ĂȘtre fastueuse. Les cueillettes sont d'ailleurs dĂ©jĂ lancĂ©es du cĂŽtĂ© de la Plaine des Palmistes.
Bonne nouvelle pour les amateurs du petit fruit rouge sucrĂ© ! Une bonne saison s'annonce pour le goyavier. Ă certains endroits, les rĂ©coltes peuvent dĂ©jĂ commencer. "Ăa dĂ©pend de la tempĂ©rature" indique Sylvie LĂ©ger, productrice de goyaviers depuis 11 ans Ă la Plaine des Palmistes. Elle a l'habitude de ramasser entre 3 et 5 tonnes par an. Selon elle, cette annĂ©e s'annonce comme celle d'un bon cru pour la perle couleur rubis : "les pluies ont sans doute jouĂ© un rĂŽle. On a eu aussi un bon coup de froid".
Le goyavier, alliant Ă la fois sucrĂ© et acidulĂ©, apparaĂźt traditionnellement durant la pĂ©riode de l'hiver austral. Et sa cueillette est devenue au fil des annĂ©es une vĂ©ritable institution sur l'Ăźle, dans les vergers ou les forĂȘts. Elle commence gĂ©nĂ©ralement au mois d'avril pour se terminer au mois d'aoĂ»t. Rien d'Ă©tonnant donc Ă voir une file de vĂ©hicules serpentant sur la route des Plaines le dimanche durant cette pĂ©riode ! Pour rappel, il est possible de cueillir les goyaviers dans certains champs d'exploitations.
- Un fruit issu d'une peste végétale -
Originaire du BrĂ©sil, le petit fruit est issu... d'une peste vĂ©gĂ©tale. En plus de ses fruits, l'arbuste est Ă©galement apprĂ©ciĂ© pour son bois. Sylvie LĂ©ger le prĂ©cise : le plus fastidieux, c 'est bien le travail de taille de ces arbustes. ArmĂ©e d'une tronçonneuse et d'un sĂ©cateur, elle s'y est affairĂ©e depuis le mois d'octobre. Ăa prend un certain temps, car "tout est manuel".
Sa production, elle en confie 75 % à la Coopérative. Le reste revient à sa table d'hÎtes, "Au coeur de la Cascade Biberon". Et Sylvie Léger rivalise d'imagination pour mettre en valeur le goyavier. Et ce, à toutes les sauces. Ses spécialités ? Le poulet au vin de goyavier ou encore l'échine à la gelée de goyavier. Pour les amateurs de dessert, elle prépare aussi des sablés de goyavier.
Et alors, le goyavier de la Plaine des Palmistes, il est meilleur ou pas ? "C'est une question de tempĂ©rature" avance Sylvie LĂ©ger, qui estime que la qualitĂ© de la commune est bien diffĂ©rente de celle du Salazie ou du BrĂ»lĂ©. Preuve en est, "tout le monde vient chercher les goyaviers Ă la Plaine". Pour profiter de la traditionnelle fĂȘte du petit fruit rouge, rendez-vous est d'ailleurs dĂ©jĂ donnĂ© du 1er au 3 juin par la commune des hauts.
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