La grève débutée le 13 juillet 2026 est toujours en cours chez Derichebourg océan Indien et perturbe la collecte des déchets à Saint-Pierre et Petite-Île. Le mouvement s'enlise et aucun accord ne semble vouloir s'établir. La direction a décidé de prendre la parole ce vendredi 24 juillet 2026. (Photo d'illustration : Stephan Laï-Yu / www.imazpress.com)
Depuis le 13 juillet 2026, la collecte des déchets à Saint-Pierre et Petite-Île connaît une forte perturbation dû à une grève des salariés.
- Un manque de communication entre les salariés et Derichebourg OI -
Les employés déplorent le manque de dialogue social entre les salariés et la direction lors des dernières Négociations Annuelles Obligatoires (NAO).
Le jeudi 16 juillet 2026, un rendez-vous, en visio-conférence avec la direction générale, a permis quelques avancées. Chèques vacances, prime de transport, prime de qualité et samedis majorés ont été accordés aux salariés.
Mais la grève s'enlise, le ton est monté d'après les salariés et l'incompréhension s'installe face à certaines décisions. En effet, le vendredi 17 juillet 2026, les salariés ont appris qu'un directeur d'agence de l'Hexagone, Alexandre Bellens, devait se rendre à La Réunion.
Les salariés s'interrogent "sur les dépenses engagées par l'entreprise pour financer des billets d'avion, des hébergements et des véhicules de location afin de faire venir des représentants de métropole, alors que leurs revendications salariales continuent d'être refusées". Une partie des salariés perçoit cette décision comme une "provocation".
- La direction de Derichebourg océan Indien sort de son silence -
La direction affirme que le mouvement de grève qui perturbe la collecte de déchets à Saint-Pierre et Petite-Île est lié aux Négociations annuelles obligatoires (NAO).
Dans son communiqué transmis ce vendredi 24 juillet 2026, en fin d'après-midi, la direction assure avoir formulé des propositions "ambitieuses" à ses représentants du personnel. Parmi celles-ci, deux nouvelles augmentations salariales, au 1er janvier 2026 avec effet rétroactif et au 1er juillet, après une première hausse en novembre 2025. Selon l'entreprise, ces mesures portent à 4,5 % l'augmentation des salaires de base sur sept mois.
Évoquant son "ensemble de mesures", la direction de Derichebourg OI précise avoir proposé représentant du personnel des augmentations individuelles d'environ 3 % pour 20 % de l'effectif, l'amélioration des primes qualité mensuelles et des indemnités de transport, ainsi que le versement de l'équivalent d'une prime d'intéressement.
Elle annonce la mise en place de chèques-vacances d'une valeur de 450 euros par an. Au total, en intégrant les mesures déjà prises en novembre 2025, Derichebourg estime que ses propositions représentent une hausse brute de 11,2 % par rapport au salaire moyen de base.
Pour la direction, le maintien du mouvement est dès lors "inacceptable". Elle dénonce depuis trois ans "l'absence de volonté de la part de ses représentants du personnel de mener un dialogue social constructif", estimant que cette situation pénalise les salariés.
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