Ce mardi 22 décembre, le maire de Saint-André Jean-Paul Virapoullé a signé, en partenariat avec l'Etat, une charte pour la mise en place d'un Comité communal de citoyenneté et de la prévention de la radicalisation chez les jeunes. L'objectif de la charte et de cette cellule est d'empêcher toute forme de radicalisation à Saint-André et le départ en Syrie pour faire le Djihad. C'est le premier projet en France de lutte contre la radicalisation, qui prône le dialogue et la prévention.
Des actions concrètes seront mises en place dans le domaine religieux. Des échanges auprès des jeunes du quartier qui participent aux dispositifs jeunesse de la ville seront assurés. Les acteurs de proximité (éducation nationale et éducation populaire) seront formés sur les méthodes d'embrigadement, tandis que la mise en place de tuteurs familiaux se fera avec des "mamans". En effet, la collectivité va recruter 10 femmes pour encadrer les jeunes en perte de repères.
Enfin, des personnes en service civique interviendront auprès du jeune public dans les mosquées pour instaurer le dialogue. Les signataires de cette charte sont Jean Paul Virapoullé, maire de Saint-André, Christine Geoffroy, sous préfète de Saint-Benoît, Alçay Mourouvaye, président de l’association des musulmans sunnites de Saint-André, Salami Issoufa, président de l’association culturelle éducative de l’Est, Houmadi Mohamed, président de l’association comorienne de Saint-André ainsi que Ben Nabii, président de l’association culturelle musulmane de Cambuston.
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