À l'occasion des inscriptions universitaires 2014, l'UNEF Réunion a mené une enquête sur les sites de Saint-Denis et du Tampon afin de dresser un état des lieux du coût de la vie étudiante. Selon le syndicat, celui-ci a augmenté "de 0,98 % à 2,44 % en fonction des profils", en raison notamment d'une hausse des frais obligatoires "comprise entre 0,70 % et 1,6 %". En conséquence, l'UNEF demande "des mesures fortes et rapides à destination de la jeunesse étudiante réunionnaise".
Pour l’UNEF, "malgré la deuxième étape de la réforme des aides sociales et la modeste revalorisation des bourses, les étudiants ne vivront pas mieux leur rentrée 2014". Et ce particulièrement à La Réunion, où "le taux de boursiers (...) est tel que le gouvernement ne peut ignorer la précarité des familles et par extension celle des étudiants", écrit l’UNEF Réunion, désormais présidée par Helno Eyriey. L’académie de La Réunion dispose en effet toujours du plus fort taux d’étudiants boursiers de France, avec 56 % contre une moyenne nationale de 25 %.
L’enquête de l’UNEF fait apparaître une hausse du coût de la vie étudiante comprise entre 0,98 % et 2,44 % en fonction des profils, mais aussi que plus de 44 % des étudiants réunionnais n’ont été concernés par aucune mesure sociale, ou encore que 77,96 % des familles estiment que leur situation financière s’est considérablement dégradée.
Concernant les frais d’inscription obligatoire, leur hausse est comprise entre 0,70 % et 1,6 %, avec dans le détail : + 0,70 % pour les droits d’inscription universitaire, + 0,95 % pour la cotisation à la sécurité sociale et + 1,6 % pour le ticket-repas au sein des restaurants universitaires.
"Pour la quatorzième année consécutive, le ministère de l’Education nationale fait le choix de procéder à l’augmentation de ces dépenses pour les étudiants", note l’UNEF. "C’est une décision que nous regrettons profondément au vu de la précarisation constante du milieu étudiant dans le pays de façon globale mais à La Réunion tout particulièrement", poursuit le syndicat.
Face à cette situation, l’UNEF Réunion demande plusieurs mesures : "un complément de bourse à hauteur de 25 % des échelons actuels pour les jeunes Réunionnais", une augmentation du nombre d’étudiants boursiers, la construction des 500 logements prévus à la rentrée 2017 et "la concrétisation de la promesse d’allocation d’autonomie d’un montant supérieur au seuil de pauvreté".
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