Depuis déjà prÚs de 20 ans, l'association Atmo Réunion mesure la qualité de l'air que respirent les habitants de l'ßle. Plusieurs dispositifs de surveillance sont mis en place aux quatre coins de l'ßle, de Saint-Paul à Saint-Pierre en passant par les centrales EDF jusqu'au Piton de la Fournaise. Si globalement, il fait bon respirer sur l'ßle - hormis lorsque le volcan se réveille - le collectif compte prochainement se concentrer sur les pollens et les émanations qu'entraßnent les pesticides.
Invisible peut-ĂȘtre mais indispensable. Lâair que lâon respire se compose de multiples Ă©lĂ©ments, plus ou moins nocifs pour lâhomme. Câest ce que mesure lâassociation Atmo RĂ©union depuis dĂ©jĂ prĂšs de 20 ans. 17 stations de surveillance mesurent chaque jour en temps rĂ©el diffĂ©rents polluants tels que le dioxyde de soufre, le dioxyde dâazote et les particules fines.
#Atmo #Reunion, c'est 17 stations fixes sur toute l'ßle pour surveiller la qualité de l'air pic.twitter.com/2YUcy9CkWL
â MaĂ«va PausĂ© (@maepause) 22 septembre 2017
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Lâobjectif est de respecter la rĂ©glementation et alerter les autoritĂ©s compĂ©tentes en cas dâĂ©pisodes de pollution. Et oui, câest mĂȘme inscrit dans la loi ! Chaque individu a le droit de connaĂźtre la qualitĂ© de lâair quâil respire. Les 13 membres de lâĂ©quipe dâAtmo ont ainsi comme mission principale dâinformer la population. Exemple concret : la publication quotidienne des indices de qualitĂ© de lâair sur les grandes agglomĂ©rations de lâĂźle. Vert, câest bon, rouge, câest mauvais. Une vulgarisation pratique, qui parle davantage au grand public que les sigles tels que "No2", "O3" ou encore "PM10".

Mais que les RĂ©unionnais se rassurent : il fait globalement plutĂŽt bon respirer Ă La RĂ©union. LâĂźle nâa pas connu dâĂ©vĂ©nements majeurs de pollution, comme ce que connaissent certaines rĂ©gions de MĂ©tropole par exemple. Merci au vent, ventilation naturelle, qui souffle rĂ©guliĂšrement sur le caillou. Mais lorsque le Piton de la Fournaise se rĂ©veille, câest une autre histoire.
Il fait bon respirer à La Réunion... sauf lors d'éruptions volcaniques ! #Atmo #Reunion pic.twitter.com/np5mYuZf3r
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Lors des Ă©ruptions volcaniques, du dioxyde de soufre, un polluant rĂ©glementaire est Ă©mis. Atmo observe alors la plus grande vigilance car lâĂ©mission peut recouvrir lâensemble du dĂ©partement. Le cas a dĂ©jĂ Ă©tĂ© observĂ© en 2015.
- On surveille dans les écoles, dans les centrales et au volcan -
Bruno SiĂ©ja, directeur de lâassociation, nuance lâĂ©volution quâa pu connaĂźtre la qualitĂ© de lâair pĂ©i en 20 ans. "Les pĂ©troliers font des efforts sur les changements de carburant, mais le parc automobile est en constante augmentation. On ne voit donc pas lâeffet direct, ça sâĂ©quilibre" indique le spĂ©cialiste. Chaque matin et chaque soir, prĂšs des grands axes routiers, lâactivitĂ© du trafic laisse sa signature avec une pointe en dioxyde dâazote et en particules fines.
#Atmo #Reunion mesure quotidiennement la qualité de l'air que vous respirez pic.twitter.com/OjQOYrlRuS
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AprĂšs les grandes routes tels que le boulevard sud, le boulevard Banks et la chaussĂ©e royale, sont Ă©galement surveillĂ©es les agglomĂ©rations de plus de 100 000 habitants. Les stations dâobservation se trouvent essentiellement dans les Ă©coles afin de sensibiliser au maximum les enfants sur ce quâils respirent. Et aussi parce quâils font partie dâun public fragile, Ă lâimage des personnes ĂągĂ©es. MĂȘme chose pour les installations classĂ©es industrielles, soit les trois centrales thermiques de lâĂźle. Deux autres stations se concentrant sur le Piton de la Fournaise ont Ă©galement Ă©tĂ© installĂ©es Ă Bourg-Murat et Ă Grand Coude.
Si lâair extĂ©rieur est primordial, lâair intĂ©rieur nâest pas non plus Ă oublier. Atmo RĂ©union travaille en partenariat avec lâAgence rĂ©gionale de santĂ© et les pneumologues pour Ă©tablir des diagnostics chez les particuliers. Ă terme, le collectif compte aussi accompagner son personnel sur les bons gestes Ă adopter afin de garantir une bonne qualitĂ© de lâair intĂ©rieur.
Qualité de l'air - Atmo souhaite établir une cartographie de l'impact des pollens à #LaReunion pic.twitter.com/TLAHPuZcQL
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Lâassociation souhaite aussi dĂ©velopper dâautres branches telles que la surveillance de lâimpact des pesticides ou lâĂ©tude des odeurs. Faute de financements suffisants, elles passent pour le moment Ă la trappe. Actuellement, le budget du collectif sâĂ©lĂšve Ă un peu plus d'un million d'euros par an. Selon son prĂ©sident, il faudrait le doubler pour bien rĂ©pondre Ă lâensemble des activitĂ©s et des projets dâAtmo. Lâun dâentre eux rĂ©side dans lâĂ©laboration dâune cartographie des effets des pollens et moisissures. Une bonne initiative lorsque lâon sait que lâĂźle est une des rĂ©gions de France les plus touchĂ©es par lâasthme.


