Le conseil d'administration de l'Association des Ports des Ăles de l'OcĂ©an Indien (APIOI) s'est tenu le lundi 13 aoĂ»t 2012 aux Seychelles. Ce lundi 20 aoĂ»t 2012, la chambre de commerce et d'industrie de La RĂ©union (CCIR) a prĂ©sentĂ©, lors d'un point presse, les principaux points Ă©conomiques et stratĂ©giques Ă©voquĂ©s lors de ce conseil avec l'ensemble des reprĂ©sentants des ports de l'OcĂ©an Indien. Selon Jean-Marc Nourby, directeur gĂ©nĂ©ral de la CCIR, l'objectif pour le Port RĂ©union est de devenir plus compĂ©titif.
Rendez-vous important pour les ports de la zone OcĂ©an Indien, le conseil dâadministration de lâAPIOI a eu lieu lundi dernier aux Seychelles. "Le but est de se rencontrer et dâĂ©voquer les problĂšmes rĂ©currents", indique ThĂ©ophane Narayanin, trĂ©sorier de la CCIR. "Nous travaillons dans un souci de mutualisation pour avoir plus de poids. Le but est aussi de gagner en efficience", explique pour sa part Jean-Marc Nourby.
En effet, si Port RĂ©union est le 3Ăšme dans la zone, selon ThĂ©ophane Narayanin, "en tant que port europĂ©en et seul dans la zone", sa situation est dĂ©licate. "Quand 223 000 containers sont traitĂ©s Ă La RĂ©union, 466 000 le sont Ă Maurice. Quand un transbordement coĂ»te 65 euros Ă Maurice toujours, il coĂ»te 110 euros Ă La RĂ©union. Si nous voulons ĂȘtre un port connu et reconnu, Ă lâimage de Durban et Maurice, il faut faire un effort", estime-t-il, avant dâajouter que des investissements sont en cours, tels lâinstallation de deux portiques ou encore une extension des quais.
Par ailleurs, lors de ce conseil dâadministration, le dĂ©veloppement de la croisiĂšre dans lâOcĂ©an Indien a Ă©tĂ© Ă©voquĂ©. La CCIR note que les Ăźles du sud-ouest de la zone disposent de potentiels attractifs mais peu exploitĂ©s. "On peut imaginer des investissements communs. Il y a une belle synergie Ă trouver. Les gens ont un regain dâintĂ©rĂȘt pour les croisiĂšres", souligne le trĂ©sorier de la CCIR.
Enfin, autre point abordĂ© aux Seychelles, la lutte contre la piraterie. En effet, si le nombre de navires dĂ©tournĂ©s est en baisse depuis ces trois derniĂšres annĂ©es, Ă savoir 27 en 2011 contre 52 en 2009, selon la CCIR, lâimpact de la piraterie somalienne sur lâĂ©conomie reste important. En cause, des dispositifs de dissuasion et de protection onĂ©reux, ou encore une durĂ©e de navigation plus longue en raison de lâĂ©vitement de la zone dangereuse.
Ă noter quâun cahier des charges sera rĂ©digĂ© par la CCIR afin de construire un programme de formation pour lâensemble des ports de la zone.
La prochaine confĂ©rence de lâAssociation des Ports des Ăles de lâOcĂ©an Indien (APIOI) se tiendra en 2013.
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