Ricard en livre, non. Ricard en bouteille, oui ! Une pancarte déposée à l'entrée du rayon "livres" dans une enseigne de Leclerc en métropole pointe les contradictions du gouvernement, demandant la fermeture des rayons non essentiels mais autorisant la vente d'alcool. Avec le reconfinement, effectif depuis le vendredi 30 octobre 2020, les librairies doivent fermer mais également les rayons non alimentaires des grandes surfaces. (Photo rb/ wwww.ipreunion.com)
Qui a dit qu'on ne pouvait pas rireâŠjaune en pleine crise sanitaire ? "Nous fermons nos rayons non-alimentaires", peut-on lire sur la pancarte Leclerc Ă l'entrĂ©e d'un rayon de livres. "D'aprĂšs Jean Castex, c'est mieux favoriser nos amis amazon.com, Cdiscount, et autres grosses plateformes en ligne. Mais alors qu'est-ce qui est vraiment essentiel pour l'Etat ?", peut-on lire sur un ton acide.
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Jâai toujours pensĂ© que sous ses airs de faux-gentil ami des arts @Leclerc_MEL Ă©tait en fait, au mieux une crapule sympathique, au pire un fieffĂ© brigand. Mais son opposition entre LA (bouteille de) RICARD et LE (livre de) RICARD, lĂ câest fortiche! đ€Ł pic.twitter.com/o1tVOWrY5h
â Olivier Blanckart (@BLANCKARTVENOM) November 4, 2020
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-Les livres, produits essentiels pour la Belgique -
Entre dérision et humour, l'enseigne a choisi deux produits à l'homonyme troublant, l'un étant interdit tandis que l'autre est autorisé : un livre du moine bouddhiste et philosophe, Matthieu Ricard, et une bouteille de Ricard, autorisée à la vente.
D'aprÚs le gouvernement Castex, un produit essentiel se définit comme un "produit de premiÚre nécessité". Une définition qui ne correspond pas à la littérature. Pourtant, en plein confinement en Métropole, les livres pourraient agir comme un moyen de stabilité psychologique et émotionnel alors que l'air libre nous est refusé. C'est dans cet état d'esprit que la Belgique a d'ailleurs autorisé les librairies à rester ouverte, considérant les livres comme produits essentiels.
Rappelons Ă©galement que de nombreuses librairies se lancent dans le click and collect pour sauver leur entreprise Ă l'Ăšre du deuxiĂšme confinement. Le principe : commander un livre sur le site du magasin et venir le chercher Ă l'entrĂ©e. Un systĂšme que les librairies rĂ©unionnaises pourraient adopter si le reconfinement devait gagner Ă©galement l'Ăźle de La RĂ©union.Â
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FonciĂšrement contre la grande distribution "bouffeuse d'emplois" contrairement Ă ce que l'on peut penser, mais plutĂ't d'accord avec eux sur ce point prĂ©cis. Laisser Ă Amazone le champ libre, c'est une belle connerie qu'on doit Ă ces deux ministres "zozos" que sont LEMAIRE et CASTEX et qui sont incapables de bon sens! En pĂ©riode de confinement, justement, avoir accĂšs aux livres est une premiĂšre nĂ©cessitĂ©, notamment pour Ă©viter d'Ă©couter et regarder toutes les Ăąneries qui se disent dans certains mĂ©dias!