L'organisation GCS TESIS, spécialisée dans le déploiement de la e-santé à La Réunio a apporté un appui technique à l'éditeur SociaNOVA et aux établissements médico-sociaux réunionnais qui ont mis au point et testé un dispositif appelé "Safety Check" destiné aux usagers du médico-social. Il permet d'améliorer la sécurité des personnes précaires et/ou handicapées. Développé avec la collaboration de 7 structures médico-sociales réunionnaises, il a été déployé nationalement. Il concerne directement plus d'un millier d'usagers réunionnais, et plus de 30.000 dans l'Hexagone. Nous publions ci-dessous le communiqué de la société Tesis. (Photo d'illustration)
Développé avec la collaboration des établissements médico-sociaux de La Réunion et l'appui technique du GCS TESIS, le " Safety Check " permet aux usagers du médico-social confinés à domicile de donner des nouvelles aux établissements qui les accompagnent. En cas de besoin, ils peuvent aussi demander de l'aide. Plus d'un millier de Réunionnais, handicapés ou précaires, seraient directement concernés par le Safety Check.
Le confinement est actuellement de mise pour les usagers du médico-social qui peuvent rester à domicile, à l'inverse des résidents des EHPAD, par exemple. Les structures du médico-social sont toutefois tenues de vérifier à distance la bonne santé des usagers. Les professionnels doivent donc contacter réguliÚrement tous les usagers de leur établissement pour vérifier qu'ils vont bien. Pour leur permettre de simplifier ce lien indispensable au quotidien, l'éditeur SociaNOVA a mis en place un Safety Check automatisé intégré à la solution OGiRYS (dossier de l'usager).
Comment ça marche ?
⹠Un message automatique est envoyé aux usagers des structures équipées d'OGiRYS, mais aussi à leurs familles, leurs représentants légaux, et à l'ensemble des contacts listés dans leur dossier.
⹠Ce message (mail ou SMS) contient un lien vers internet. Lorsqu'il clique dessus, l'usager (ou l'un de ses proches) accÚde à un formulaire sécurisé. Il peut, au moyen de deux boutons simples, dire s'il va bien, ou signaler s'il a besoin d'aide.
⹠Aucune inscription n'est requise pour l'usager, et l'installation d'une application n'est pas nécessaire : il suffit de disposer d'une connexion Internet.
âą Ce formulaire contient Ă©galement un champ texte libre oĂč l'usager ou sa famille peuvent apporter des prĂ©cisions. La saisie vocale est Ă©galement possible. âą Si l'usager sollicite de l'aide, une alerte est remontĂ©e aux professionnels. âą Ceux-ci peuvent donc recontacter rapidement l'usager en cas de problĂšme, et concentrer leurs efforts de suivi sur la liste des usagers n'ayant pas rĂ©pondu.
⹠Les professionnels éducatifs du médico-social n'ont pas vocation à se prononcer sur d'éventuelles questions d'ordre médical. Le cas échéant, ils redirigent les usagers vers leur médecin traitant ou, en cas d'urgence, vers le 15.
- Un lien pour un public fragile -
"Ce Safety Check prĂ©sente un gain de temps prĂ©cieux pour les professionnels dans un contexte de travail compliquĂ©, mais il permet surtout aux usagers eux-mĂȘmes de pouvoir remonter leurs problĂšmes", prĂ©cise Jonathan Moreau, Chef de projet DUMS (Dossier de l'Usager du MĂ©dico-Social) Ă l'Association FrĂ©dĂ©ric Levavasseur, qui gĂšre plusieurs Ă©tablissements Ă l'Ăźle de La RĂ©union. "Ce systĂšme vient apporter une aide pour assurer le lien avec les usagers et leurs proches dans cette pĂ©riode si particuliĂšre. Les usagers et leurs proches ont un moyen de communiquer avec nous, tout en assurant Ă la fois la traçabilitĂ© et la sĂ©curitĂ©."
"Ce lien est indispensable durant l'épidémie pour permettre aux professionnels d'accompagner au mieux leurs publics. Il est d'autant plus critique que les personnes suivies par des structures médico-sociales sont particuliÚrement vulnérables dans le contexte de l'épidémie de Covid-19" précise Maximilien ChayriguÚs, directeur général de SociaNOVA.
"Une grande partie des usagers concernĂ©s, Ă La RĂ©union mais aussi en France, sont des personnes fragiles, prĂ©caires, qui prĂ©sentent souvent des problĂ©matiques multiples. Ils ont donc un risque plus Ă©levĂ©, notamment face au coronavirus. Aujourd'hui, il est trĂšs important d'accompagner ces personnes qui ont dĂ» rentrer chez elles, et qui peuvent ĂȘtre isolĂ©es" ajoute le directeur.
