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Angleterre

Le boycott diplomatique reste en vigueur, mĂŞme en quart

  • PubliĂ© le 6 juillet 2018 Ă  17:27
  • ActualisĂ© le 6 juillet 2018 Ă  17:39
La Première ministre britannique, Theresa May lors d'une allocution au 10 Downing Street, le 4 juillet 2018

Un crève-coeur pour le Prince William ! Même avec l'équipe aux "Trois Lions" en quart de finale, le boycott diplomatique de la Coupe du monde en Russie par la Grande-Bretagne reste en vigueur, d'autant qu'une nouvelle affaire d'empoisonnement a frappé l'Angleterre ces derniers jours, avec Moscou comme principal suspect.

Il n'est ainsi pas question que des officiels britanniques se rendent à Samara assister au quart de finale contre la Suède samedi.

La Première ministre britannique, Theresa May, avait annoncé en mars qu'aucun ministre ou membre de la famille royale britannique ne se rendrait au Mondial-2018 après l'empoisonnement au Royaume-Uni de l'ex-espion Sergueï Skripal et de sa fille, dont Londres accuse Moscou. Une accusation dont la Russie s'est vigoureusement défendue.

Et Londres a réaffirmé sa position cette semaine et demandé de nouvelles explications à Moscou après que deux citoyens britanniques ont été exposés au même agent innervant qui avait failli coûter la vie à Sergueï Skripal et sa fille à Salisbury, le fameux Novitchok, puissant poison mis au point du temps de l'Union soviétique.

"La Coupe du monde n'a rien à voir avec la politique ou les dirigeants politiques", a dit jeudi le secrétaire d'Etat à la Sécurité, Ben Wallace, interrogé sur les répercussions des événements de Salisbury. Il a cependant précisé que l'équipe d'Angleterre était "suivie par de nombreux membres bienveillants du public russe", et les fans anglais ayant fait le déplacement bénéficient "d'un bon soutien".

"Tentative d'assassinat"

"Mais cela ne doit pas nous faire oublier cette affaire: selon nous l'Etat russe est à l'origine de cette tentative d'assassinat du mois de mars", a-t-il encore souligné. Moscou a une nouvelle fois clamé son innocence et contre-attaqué, affirmant même que Londres lui devait des excuses.

La tentative d'empoisonnement de l'ancien espion russe, qui a constitué la première utilisation d'un poison chimique en Europe de l'ouest depuis la Seconde Guerre mondiale, a jeté une ombre sur l'organisation de la Coupe du monde, premier événement sportif mondial accueilli par la Russie depuis les Jeux olympiques de Moscou en 1980.

Londres et ses alliés ont expulsé de nombreux diplomates russes, et Moscou a répondu en agissant de même. Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a même semblé suggérer un moment que l'équipe d'Angleterre boycotterait le tournoi, mais Londres a clarifié sa position rapidement: le boycott n'a touché que les dignitaires et diplomates.

Après l'annonce du boycott, d'autres pays ont suivi l'exemple, à des degrés divers, comme l'Islande, la Pologne, la Suède ou le Danemark. Les dirigeants islandais ne se sont pas rendus en Russie et ont reporté pour l'instant toutes les rencontres bilatérales prévues avec la Russie.

Soutien Ă  distance

Les diplomates suédois et danois ont de leur côté boudé la cérémonie d'ouverture du 14 juin mais des ministres ont depuis assisté aux matches, pour le plus grand plaisir de Moscou qui aurait pu craindre un boycott à plus grande échelle de sa compétition. Et le porte-parole du Kremlin Dmitry Peskov a prévu "un trafic important d'invités de haut rang" avant les prochains matches.

Plusieurs pays européens toujours en course dans le tournoi ont ainsi envoyé des dignitaires ou membres des familles royales: Philippe, le roi des Belges, ou le roi d'Espagne Felipe VI notamment ont assisté à des matches. Le président français Emmanuel Macron a lui promis de faire le déplacement si les Bleus se qualifient en demi-finale.

Mais le boycott britannique signifie que le Prince William, président honorifique de la Fédération anglaise de football (FA) et spectateur assidu des matches de l'Angleterre lors des dernières Coupes du monde, ne s'est pas rendu en Russie. Cela ne l'empêche pas d'encourager à distance sa sélection, comme l'a montré un rare message sur Twitter après la victoire contre la Colombie en huitième de finale.

Si les "Trois Lions" atteignent la finale le 15 juillet, William sera "dégoûté" de manquer pareille apothéose, selon Penny Junor, experte de la famille royale. "William est un vrai fan de foot", souligne-t-elle auprès de l'AFP. "Il connaît personnellement beaucoup de membres de l'équipe et si on atteint la finale... il sera vraiment malheureux" de ne pouvoir faire le déplacement.

Les commentateurs les plus facétieux ont noté qu'Angleterre et Russie pourraient même s'affronter dans une demi-finale lestée de ce contexte diplomatique. L'ambassade de Russie à Moscou tient cependant à souligner que le boycott anglais a été imposé de manière unilatérale et même les vigoureux échanges de ces dernières heures n'excluent pas une détente de dernière minute.

"Si les dignitaires britanniques décident de venir, ils seront accueillis avec la même hospitalité que les joueurs et supporteurs anglais", a indiqué l'ambassade dans un communiqué.

- © 2018 AFP

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