Chez les Bleus

Mondial-2018: Lemar, pour retrouver la lumiĂšre

  • PubliĂ© le 25 juin 2018 Ă  14:32
  • ActualisĂ© le 25 juin 2018 Ă  16:14
Le milieu Thomas Lemar (c) lors d'une séance d'entraßnement des Bleus au stade d'Istra, le 23 juin 2018

Thomas Lemar vit une histoire frustrante en Bleu: le milieu de terrain s'était illustré à plusieurs reprises en éliminatoires ou pendant les amicaux mais, depuis le début du Mondial, il ne joue plus et espÚre profiter du match contre le Danemark mardi pour renverser la tendance.


Cette situation, "il la vit plutĂŽt bien, mĂȘme si, quelque part, il y a de la frustration", reconnaĂźt son coĂ©quipier Ă  Monaco et en Ă©quipe de France Djibril SidibĂ©, qui a, lui aussi, regardĂ© les deux premiers matches depuis le banc de touche. "Il se tient prĂȘt, il bosse. Je discute souvent avec lui en chambre, on se motive, on essaye de rester concentrĂ© sur le mĂȘme objectif", enchaĂźne "Djib'".

En 12 sélections, Thomas Lemar, malgré son caractÚre réservé en dehors des terrains, a eu le temps de montrer tout ce qu'il pouvait apporter aux Bleus. Son match référence reste sa prestation contre les Pays-Bas en août (4-0) en qualifications du Mondial, avec ses deux premiers buts en Bleu, dont une volée canon du pied gauche.

- "Patte gauche magnifique" -

En mars, le joueur de 22 ans s'était à nouveau montré trÚs à l'aise sur son aile gauche lors de la défaite amicale contre la Colombie (3-2), en étant à l'origine du premier but français puis en inscrivant le second, à la conclusion d'une action de classe de l'équipe de France.
Du pied gauche toujours... "Il a une patte gauche magnifique", salue Corentin Tolisso. "On sait qu'il est important pour notre équipe. Il peut faire la différence à tout moment. Il a une capacité technique pour créer le décalage, faire une bonne passe. Il a une bonne frappe aussi. Il peut marquer de loin".

Cette aisance sur le cÎté gauche n'avait pas suffi à convaincre Didier Deschamps de l'aligner contre le Pérou (1-0). La formule choisie par le sélectionneur en 4-2-3-1 semblait pourtant adaptée au profil du Guadeloupéen. Mais Deschamps a préféré l'expérience de Blaise Matuidi et son profil de combattant, sans doute plus rassurant sur le plan défensif, dans un rÎle de soldat proche de ce que pouvait faire Moussa Sissoko à l'Euro-2016, quand il jouait encore en équipe de France.

- "Cette petite crevette" -

Lemar, qui vient de s'engager avec l'Atlético Madrid pour la saison prochaine pour un transfert avoisinant les 75 millions d'euros, a donc pris son mal en patience et attend son heure contre le Danemark.

Mardi (18 heures Ă  La RĂ©union), au Stade Loujniki de Moscou, il devrait dĂ©marrer, en rĂȘvant de gagner sa place pour les 8e de finale.
Deschamps, qui apprécie son profil, l'a plutÎt ménagé sur TF1, tout en soulignant ses performances en demi-teinte ces derniers mois à Monaco: "Thomas (Lemar) reste un trÚs bon joueur, il a eu une fin de saison trÚs difficile avec son club, évidemment qu'un systÚme lui convient mieux que l'autre. Il a joué peu en préparation aussi mais cela n'enlÚve rien à ce que je pense de lui".

Jusqu'ici, Lemar semble pourtant relégué dans la hiérarchie, au grand dam de ses premiers entraßneurs, du cÎté du club de la Solidarité Scolaire, à Baie-Mahault en Guadeloupe.

Interrogé par l'AFP, Christian Zéby avait raconté en souriant les premiers pas de la future pépite, "venue prendre sa licence" au club à six ans, avec la timidité qu'on lui connaßt toujours aujourd'hui. "Il fallait le voir, Thomas. C'était un petit bonhomme, tout maigre, pas vraiment l'apparence d'un génie du ballon..." Mais, dÚs l'entraßnement de 15h00, "lorsque cette petite crevette s'est retrouvée avec le ballon dans les pieds, j'ai compris qu'il ne fallait surtout pas la laisser partir".

- © 2018 AFP

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