Tribune libre de d’Eddie Richard – Union pour la Réunion de Demain (URD)

"Quand l’indignité préside la mémoire : Sainte-Suzanne humiliée"

  • Publié le 11 novembre 2025 à 11:33
  • Actualisé le 11 novembre 2025 à 18:14
sainte-suzanne

À Sainte-Suzanne, la commémoration du 11 Novembre a pris une tournure polémique suite à la condamnation du maire en septembre dans l’affaire du Sidélec qui a présidé la cérémonie en hommage aux anciens combattants. Une décision jugée indigne par plusieurs voix locales. (Photo panneau sainte-suzanne photo Sly imazpress)

Aujourd’hui, comme chaque année, nous devrions nous rassembler dans le respect et la reconnaissance pour honorer la mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour la France. Le 11 novembre est un moment de recueillement, de dignité et d’unité nationale. Mais cette année, à Sainte-Suzanne, cette commémoration a été entachée d’une profonde indignité.

Comment accepter que cette cérémonie soit présidée par un homme récemment condamné par la justice pour corruption, favoritisme et atteinte à la probité publique ?

Le 25 septembre 2025, Maurice Gironcel a été reconnu coupable dans l’affaire du Sidélec et condamné à cinq ans de prison, dont une partie ferme, et cinq ans d’inéligibilité. Ces faits sont graves. Ils portent atteinte non seulement à l’image de la commune, mais aussi à la crédibilité des institutions que nous représentons.

Je le dis avec gravité et ironie mêlées : faire lire le devoir de mémoire à celui qui a trahi le devoir d’exemplarité, c’est un comble républicain. Nos anciens combattants méritaient mieux. Ils méritaient que cette journée reste pure, sans calculs politiques ni mise en scène d’un pouvoir local déchu. Le 11 novembre n’appartient ni aux élus, ni aux partis, encore moins à ceux que la justice a condamnés : il appartient à la Nation tout entière.

Je m’élève contre cette mascarade, non par rancune, mais par respect pour ceux qui reposent sous nos monuments. Il y a des symboles qu’on ne bafoue pas. Il y a des valeurs qu’on ne marchande pas. Et quand la République rend hommage à ses héros, elle ne doit pas prêter sa voix à ceux qui l’ont trahie.

Je demande à la Préfecture et aux autorités concernées de veiller à ce que de tels manquements ne se reproduisent plus. Les cérémonies patriotiques doivent rester des moments de recueillement, non des scènes de provocation ou de confusion morale.

En ce 11 novembre, je pense à nos anciens combattants, à leurs familles et à tous ceux qui continuent à croire en une République digne, droite et exemplaire. C’est pour eux, et avec eux, que je refuse de me taire.

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1 Commentaires
Édith Karmaaaa
Édith Karmaaaa
2 mois

Eddie Richard, un chargeur de l'eau insignifiant encore cet là. "Je refuse de me taire" dit il mdrrrr. Dossier y vient pou ou aussi là ....