Face à la hausse brutale et sans précédent des carburants et à l'augmentation continue du coût de la vie à La Réunion, le syndicat des Services à la personne SAP-974 CGTR alerte sur la situation des salarié.es du secteur de l’aide et de l’accompagnement à domicile (Photo : Richard Bouhet/www.imazpress.com)
Les aides à domicile à La Réunion font face à des conditions de travail particulièrement difficiles.
En moyenne, leur salaire brut mensuel s'élève à 900 €, ce qui est inférieur au SMIC, et le temps partiel est imposé.
Cette précarité salariale s'ajoute à la pression constante de devoir accomplir des actes essentiels auprès de plusieurs personnes aidées dans des délais restreints dans une journée.
Nous sommes invisibilisé.es, les oublié.es de la société. Il y a peu ou pas de revalorisation salariale.
Mais, notre rôle est essentiel pour assurer l’accompagnement de nos aînés, de nos proches vulnérables dans leur quotidien.
Les Aides à Domicile ont des conditions de travail difficile et souffrent de la pénibilité.
Dans un territoire où le cout de la vie est très important. Il y a une autre contrainte qui pèse sur les salariées, l’utilisation du véhicule personnel. Les salarié.es parcourent en moyenne plus de 100 kilomètres par semaine. A cela il faut ajouter le temps dans les embouteillages. L’usure du véhicule, l’assurance, l’essence.
Avec la conjoncture actuelle, le prix de l’essence explose. Ce qui pèse encore sur les bas salaire des salarié.es.
Beaucoup de salarié.es n’ont pas le remboursement des frais kilométriques qui est de 0,35 centimes.
Ces salariées n’ont pas de soutien alors qu’elles assurent un lien essentiel à la Réunion.
L’exploitation ne s’arrête pas là. Dans les contrats de travail, on exige un véhicule personnel. On impose une assurance spécifique pour transporter les bénéficiaires. Tout est à la charge des Aides à Domicile.
Le syndicat SAP-974 CGTR appelle tous.tes les salarié.es du secteur à se mobiliser pour exiger l’ouverture de négociations sur les salaires, les frais de carburant et la fin de ce système d’injustice.
Face à cette situation intolérable, le syndicat SAP-974 CGTR ne lâche rien. Alors que les besoins explosent – plus de 65.000 Réunionnais seront en perte d’autonomie à l’horizon 2050, soit trois fois plus qu’aujourd’hui – le secteur est en ruine. Mais ce sont les salariées qui en paient le prix.
Le syndicat SAP-974 CGTR exige :
• L’ouverture immédiate de négociations sur les salaires dans toutes les structures, avec une revalorisation au-delà du SMIC pour reconnaître la qualification et l’ancienneté.
• Une aide d’urgence au carburant pour compenser l’explosion des coûts de déplacement, et la prise en charge intégrale des frais de véhicule.
• La fin de l’assurance imposée à la charge des salariées : ce frais professionnel doit être entièrement pris en charge par l’employeur.
• La fin du temps partiel imposé : un temps de travail continu, choisi, avec des temps de trajet payés comme du temps de travail effectif.
• La revalorisation du travail le dimanche et les jours fériés, avec des majorations obligatoires et effectives.
Nous ne pouvons pas être les plus indispensables et être les plus méprisées.
Nou peu pas Etr le plis indispensables et etr le band le plis méprisé.es
Linda Diblar
Secrétaire du syndicat SAP-974 CGTR
