Les événements de ce week-end à La Réunion doivent nous interpeller collectivement. La mobilisation du 17 octobre a exprimé une réalité que personne ne peut ignorer : la difficulté croissante des travailleurs, des retraités, des jeunes et des familles réunionnaises à faire face à la vie chère (Photo : Richard Bouhet/www.imazpress.com)
Lorsque le prix des carburants augmente, lorsque l’alimentation, le logement et les dépenses quotidiennes pèsent toujours davantage sur les budgets, c’est toute la population qui est fragilisée.
La colère sociale ne sort pas de nulle part. Elle traduit des difficultés réelles et une attente forte de justice sociale.
Notre responsabilité syndicale est de donner une perspective à cette colère, de porter les revendications et de construire des mobilisations capables d’obtenir des résultats.
La CGTR rappelle également que les Réunionnais ne peuvent pas être laissés de côté dans les mesures destinées à protéger le pouvoir d’achat. Nous avons déjà demandé des explications et des mesures adaptées concernant les prix des carburants, notamment face aux annonces faites en faveur des automobilistes de l’Hexagone.
Nous exigeons des réponses concrètes : la protection du pouvoir d’achat, des salaires qui permettent de vivre dignement, la transparence sur la formation des prix et des mesures adaptées aux réalités économiques de La Réunion.
Nous demandons à l’État, aux collectivités et aux acteurs économiques de prendre leurs responsabilités. Il ne suffit pas d’appeler au calme : il faut aussi apporter des réponses aux causes profondes de la colère sociale et aux revendications de la jeunesse réunionnaise.
La CGTR continuera à défendre les travailleurs et l’ensemble de la population réunionnaise, dans un esprit de solidarité, de responsabilité et de détermination.
Notre message est simple : la colère doit être entendue, les réponses sociales doivent être à la hauteur des difficultés de la population.
C’est par le dialogue, l’organisation collective et l’action syndicale que nous devons faire avancer les revendications et obtenir des changements concrets.
Le pouvoir d’achat, la dignité des travailleurs et l’égalité de traitement des Réunionnais ne sont pas négociables.
Saint-Denis, le 19 octobre 2026
Le Secrétaire Général
Jacky Balmine
