Alors que Gaza est détruite et que les artistes palestiniens sont tués, emprisonnés ou empêchés de quitter le territoire, des artistes israéliens continuent d'être invités sur les scènes du monde entier. Eden Holan - invitée par le festival Sete Sois Sete Lua (organisé et sponsorisé par TEAT départementaux, Lespas Leconte de Lisle, TCO, la Région, le Département, ville de Saint-Paul) à se produire à La Réunion en avril 2026 - n'est pas une artiste neutre. Elle a participé à plusieurs événements officiels liés à l'État israélien, notamment dans des cadres diplomatiques et de célébration de "l'indépendance" d'Israël. Elle soutient activement l'armée et la police israélienne (Photo : Richard Bouhet/www.imazpress.com)
Certaines de ces représentations sont organisées ou soutenues par des structures comme le Jewish National Fund (JNF), acteur central de la colonisation des terres palestiniennes. Sa pratique artistique s'inscrit donc dans des dispositifs qui participent à la représentation internationale et à la normalisation de l'État israélien.
Par ailleurs, Eden Holan mobilise dans son travail des éléments culturels comme le maloya réunionnais, dans un contexte où les cultures populaires du Sud et du Nord sont régulièrement appropriées et dépolitisées, tandis que les peuples qui les portent subissent oppression et invisibilisation.
Pendant que la culture palestinienne est réduite au silence par les bombes et le blocus, la culture israélienne continue d’être promue comme un outil de soft power. Le mouvement palestinien BDS appelle au boycott culturel d'Israël tant que cet État viole le droit international et opprime le peuple palestinien.
Nous refusons toute normalisation avec l'État génocidaire d'Israël. Ce refus s'applique à toute personne, quelle que soit sa nationalité, et à toute organisation qui contribuerait, directement ou indirectement, à blanchir cette réalité ou à rendre ce système acceptable. Nous refusons le sionisme, quel que soit son bord politique. Se dire "de gauche" ou critique du gouvernement actuel ne suffit pas : tant qu'on adhère au projet sioniste, on cautionne le système colonial dans son ensemble. Il n'existe pas de "bon" sionisme.
Nous appelons les institutions culturelles de La Réunion à ne pas accueillir d'artistes participant à la normalisation d'un régime d’apartheid et génocidaire.
Rassemblons-nous le 8 et 10 avril à Saint-Paul pour manifester contre sa venue. Pas de scènes pour les soutiens de l'État génocidaire !
Le Collectif Réunion Palestine
