Les urnes ont parlé et les résultats à Saint-Pierre sont porteurs de plusieurs enseignements (Photo : Emmanuel Grondin/www.imazpress.com)
La droite et l’extrême droite sont arrivées largement en tête avec plus de 60% si on cumule les voix de David Lorion et de Jean-Gaël Anda.
À gauche, quelles leçons tirer ?
C’est une première depuis 2 décennies : nous sommes au deuxième tour. Pouvons nous nous en satisfaire ? Non, évidemment.
D’une part, le soi disant grand rassemblement de la vieille gauche sous l’égide de Ruth Dijoux, ne franchit pas la barre des 10%.
C’est bien la preuve que l’accumulation d’étiquettes ne suffit pas. C’est surtout l’échec cinglant d’une campagne chauvine et xénophobe : on ne gagne pas en récupérant les thèmes de l’extrême droite.
Au premier tour, la lutte des places et les logiques de clientélisme semblent avoir prévalu. Cette "victoire" ne peut que nourrir la défiance des citoyens envers une politique locale à l’ancienne, faite de basses manoeuvres et d’intérêts particuliers.
Nous sommes persuadés que, le véritable changement, la révolution citoyenne à laquelle nous aspirons ne se traduira dans les urnes qu’à condition d’un travail de terrain en profondeur pour que changent les mentalités et le rapport de la population à la politique : une relation saine et apaisée, débarrassée du marchandage et des pressions.
Nos enfants méritent que nous fassions mieux et nous n’avons pas le luxe de les condamner à grandir 6 ans de plus dans un système où tout se marchande y compris notre droit le plus essentiel en démocratie, à savoir le vote.
Les militants insoumis de Saint-Pierre fidèles à leur engagement soutiennent sans ambiguïté la seule liste de gauche encore qualifiée : celle menée par
Emeline K/Bidi. Comme en 2024, nous appelons les Saint-Pierroises et les Saint- Pierrois à envoyer un signal fort et à dire non dimanche à l’extrême-droite, non à celles et ceux qui se compromettent avec elle, oui à la justice sociale et à l’émancipation en glissant dans l’urne le bulletin rose d’Emeline K/Bidi.
