"Le gouvernement méprise la jeunesse et les ultramarins" lance le PLR. Le parti d'Huguette Bello, Pour La Réunion, est loin d'être impressionné par les mesures proposées par le gouvernement qu'il juge "partielles, tardives et insuffisantes". Dans un communiqué publié ce mardi 27 septembre 2026, le PLR, dénonce une politique du minimum. "Notre jeunesse subit de plein fouet la précarité, les difficultés d’accès au logement et les inégalités sociales. L’absence de réponses spécifiquement adaptées aux réalités ultramarines est révélatrice d’une politique nationale qui ne prend pas suffisamment en compte les besoins de nos territoires." (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
Du côté des lycéens, la déception est la même et les annonces du gouvernement ne désamorcent pas les appels à la mobilisation.
Pour l'application des quelques mesures annoncées, il faudra attendre 2028 pour en voir les premières répercussions.
Parcoursup, la plateforme d'orientation pour les études supérieures très critiquée depuis le début du mouvement, connaîtra une "évolution forte" dès la rentrée 2027, avec plus de clarté concernant les algorithmes, "avant un remplacement en 2028" qui nécessitera le vote d'une loi au Parlement, a ainsi confirmé le ministre de l'enseignement supérieur Philippe Baptiste.
- "Le décalage est immense" dénonce le PLR -
Selon le PLR, les annonces du gouvernement, sont : "très en deçà des revendications des lycéens et des étudiants mobilisés depuis plusieurs semaines. Alors que la jeunesse réclame des moyens à la hauteur de ses besoins, le gouvernement oppose des mesures partielles, tardives et insuffisantes."
"15.000 places supplémentaires dans le supérieur, quand les organisations étudiantes en réclament 250 000 : le décalage est immense" regrette le parti.
Autre annonce : un plan de rénovation des lycées et des universités d'un montant de 5 milliards d'euros au total, essentiellement sous forme de prêts à taux réduit aux collectivités, ainsi que l'indexation à l'inflation des bourses étudiantes.
Le plafonnement à 28 lycéens par classe de seconde, en priorité dans les établissements les plus défavorisés dès la rentrée prochaine avant une généralisation en 2028, a également été confirmé par Édouard Geffray.
"Ces annonces ne répondent ni à l’urgence sociale ni à l’ampleur des besoins" ajoute le PLR dans un communiqué.
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- Les lycéens appellent à la mobilisation -
À l'approche d'une nouvelle journée d'action à l'appel des gilets jaunes le 31 octobre, et surtout d'une journée nationale de grèves et de manifestations le 5 novembre à l'initiative des syndicats de salariés, l'exécutif espérait endiguer le front de la jeunesse avec ces réponses.
Mais si des organisations lycéennes se sont félicitées d'annonces allant "dans notre sens", elles veulent "continuer la mobilisation", le temps "d'avoir des retours très concrets du terrain", selon Nathanaël Combary de Renouveau lycéen.
L'Intersyndicale jeunesse, qui rassemble des organisations étudiantes (L'Union étudiante, La Fage et l'Unef) et l'Union syndicale lycéenne (USL), a également appelé à retourner dans la rue. Elle revendique 10 mesures principales, évaluées à 10 milliards d'euros, dont la fin de la sélection à l'université, la création de 250.000 places à l'université et une réforme des bourses.
"À ce stade, les revendications qui sont portées par la jeunesse et qu'on soutient en grande partie ne sont pas satisfaites", a aussi estimé Sophie Vénétitay, la secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat dans le second degré. Elle appelle aussi à "amplifier la grève en vue du 5 novembre".
"Les annonces ne suffisent pas : il faut désormais des garanties sur leur financement et leur mise en œuvre", a réagi de son côté le syndicat enseignant SE-Unsa.
Partie d'un lycée de banlieue parisienne le 17 septembre, la contestation sociale s'est étendue, jusqu'à déboucher le 17 octobre sur de vastes manifestations dans tout le pays émaillées, à leurs marges, de casses et pillages.
Entre-temps, le gouvernement a ouvert le 5 octobre une plateforme destinée à répondre à la crise lycéenne, qui affichait vendredi, à sa clôture, quelque 100.000 contributions.
Un débat sans vote sur l'avenir de la plateforme aura lieu mercredi à l'Assemblée.
Retrouvez toutes les revendications lycéennes sur notre site Imaz Press.
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Encore des mesurettes et des promesses. A l'image de ces dix ans de Macronie qui ont mis la France à genoux! Il est vraiment grand temps de virer ces incapables qui ont tout fait pour que la peur et la haine soit utilisées à des fins politiques et permettent l'accession du RN au pouvoir. Un président qui marquera la 5e république !
Vous avez voté macron alors gouttez et dégustez !
Ce gouvernement fait semblant de tout, ce sont des menteurs qui ouvrent la voie au FN, car LFI serait pour eux la fin du pillage généralisé de l'Etat.