La Région Réunion a récemment posé la première pierre du futur Lycée des Métiers de la Mer. Un établissement que notre île, tournée vers l’océan, aurait sans doute dû accueillir depuis bien longtemps. Ce chantier vient combler un manque évident, celui d’un équipement essentiel pour l’avenir de notre jeunesse et pour l’évolution des métiers de la mer sur notre territoire. (Photo Photo sly/www.imazpress.com)
Chaque jour, les Réunionnais voient et respirent l’océan. Certains s’y baignent, d’autres y travaillent. Pourtant, il aura fallu attendre 2025 pour que notre île, entièrement entourée par l’océan, entame enfin la construction d’un lycée consacré aux métiers de la mer. Un projet que l’on peut qualifier d’historique et profondément symbolique pour un département dont l’identité est intimement liée à la mer.
Certaines personnes pensent encore qu’un lycée de la mer ne sert qu’à former des pêcheurs, ces mêmes diront aussi que « la pêche n’a plus d’avenir à La Réunion ». Des propos qui traduisent une méconnaissance totale des métiers maritimes. D’ailleurs, à les écouter, rien n’aurait d’avenir à La Réunion : la canne, la pêche, etc. Et pourtant, ils ont choisi de venir s’y installer.
La réalité est tout autre : les métiers liés à la mer constituent l’un des secteurs les plus prometteurs au niveau mondial. Ce lycée n’est donc pas seulement une réponse éducative, c’est aussi une nécessité économique, écologique et culturelle pour notre territoire.
Rappelons que la France possède le deuxième domaine maritime au monde. L’Hexagone compte déjà plus d’une douzaine de lycées maritimes formant à des dizaines de métiers scientifiques, techniques, environnementaux et industriels. Ignorer ce potentiel, c’est refuser aux jeunes Réunionnais l’accès à des filières d’avenir et à des opportunités professionnelles majeures.
Le futur lycée pourra accueillir plus de 700 élèves et proposer un large éventail de formations, allant du CAP au Bac.
Ensuite, nos enfants pourront poursuivre leurs études dans de grandes écoles et universités françaises spécialisées, comme l’Université de Bretagne Occidentale (référence mondiale en océanographie), l’Université de La Rochelle, l’Université de Toulon, et bien d’autres encore.
En posant cette première pierre, la Présidente de Région ouvre une nouvelle page de l’histoire de La Réunion. Ce geste, qui peut sembler simple aujourd’hui, sera considéré demain comme un acte fondateur. Il deviendra le symbole d’un territoire qui choisit enfin d’investir dans son atout le plus naturel : la mer. Un outil stratégique, en accord avec son environnement, ses ressources marines et ses ambitions de développement durable.
Les jeunes qui fréquenteront ce lycée contribueront demain à la protection de nos océans, au développement économique, à la sécurité maritime et au rayonnement scientifique de la France dans l’océan Indien comme à l’international.
Et l’histoire retiendra que ce projet du lycée maritime a été porté par la fille d’un planteur, Huguette Bello ”in moun lé o”.
Georges Donald POTOLA

Pour une fille de planteurs, elle a peu fait pour mettre en avant ses grands hommes au musée Stella qui reste très pauvre en mémoire orale et surtout écrite. Elle peut encore se rattraper, il n'est jamais trop tard M. Potola, n'est-ce pas ?