L'avertissement du Christ est donc clair : Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants (L 23, 27-28). Des enfants qui s’entretuent.
Un missile est tombé, une erreur de guidage, disent certains, un accident, disent d’autres. Mais au milieu des ruines, la vérité est là, une école détruite, des cartables sous les décombres, des cris, puis le silence. 168 personnes, dont environ 110 enfants, ont été tuées, et d’autres qui porteront toute leur vie les blessures de cette guerre.
Voilà ce qu’est la guerre !
On parle de stratégie. On parle de sécurité. On parle de menaces.
Mais la réalité est bien plus simple, des bombes tombent, des villes brûlent, des familles disparaissent, et les innocents meurent. Du sang. Encore du sang. Toujours du sang, surtout celui des innocents.
On nous dit que cette guerre est nécessaire. Qu’elle sert à protéger l’existence d’Israël. Qu’elle garantit la sécurité.
Alors on a rasé Gaza. On a détruit le Liban. On a frappé la Syrie. On occupe une partie de la Palestine, de l’Égypte, On veut annexer la Cisjordanie. Et ce n’est pas encore suffisant. Maintenant on bombarde l’Iran.
Derrière ces mots se cachent d’autres réalités, des rivalités de puissance, des intérêts stratégiques, l’influence au Moyen-Orient, et bien entendu le pétrole !
Certes, il existe un régime sanguinaire à Téhéran.
Mais depuis quand bombarder un pays libère-t-il un peuple ?
Depuis quand tuer des civils apporte-t-il la paix ?
Depuis quand la mort d’un enfant devient-elle un dommage acceptable ?
Le monde regarde. Nos dirigeants discutent, ils hésitent, condamnent, expliquent.
Et la guerre continue, ce sont toujours les mêmes qui paient le prix, les peuples, les innocents.
Des peuples condamnés pour des décennies à la pauvreté, au chaos et à la peur.
Seigneur, qu’arrive-t-il à notre monde ?
Trop d’orgueil. L’orgueil des dirigeants. La soif de pouvoir, les ambitions politiques, Les intérêts économiques.
Alors je pose la seule question qui compte, une question simple et terrible.
Combien d’enfants devront encore mourir avant que les hommes comprennent enfin que la vie d’un enfant vaut plus que toutes leurs guerres ?
Georges Donald Potola
