Face au conflit persistant au Moyen-Orient, la CAPEB en appelle à la responsabilité de l’ensemble de la filière du bâtiment et des travaux publics et demande désormais au Gouvernement et aux autorités locales d’agir pour prévenir toute hausse excessive des prix des matériaux et des carburants, afin de protéger les entreprises artisanales du bâtiment, déjà très fragilisées par une activité en recul depuis plusieurs mois. (Photo photo Sly/www.imazpress.com)
Depuis plusieurs trimestres, le secteur de l’artisanat du bâtiment traverse une crise structurelle : baisse d’activité et perte d’emplois. Le contexte international actuel constitue donc une source de préoccupation majeure pour les artisans, qui éprouvent déjà des difficultés pour maintenir leur activité et préserver les emplois.
"Nous devons agir collectivement avec la plus grande vigilance pour éviter que cette crise ne fragilise davantage les petites entreprises du bâtiment et des travaux publics. J’en appelle à la responsabilité de tous : après plusieurs mois de crise, nos entreprises ne se relèveraient pas d’une nouvelle inflation des prix des matériaux."
"Nous demandons au Gouvernement et à M. le Préfet la mise en place dans les meilleurs délais d’un comité de crise dédié pour suivre de près l’évolution des prix et éviter toute dérive." Cyrille RICKMOUNIE, président de la CAPEB.
À l’instar de l’action qu’elle avait engagée lors de la crise ukrainienne pour préserver le niveau d’activité de la filière dans un contexte de hausse continue des prix, la CAPEB alerte les acteurs du secteur, notamment les industriels et les distributeurs, sur les conséquences d’une augmentation des prix des matériaux pour les entreprises artisanales du bâtiment déjà fragilisées et les appelle à s’engager sans tarder à limiter au maximum les répercussions de cette crise.
La CAPEB appelle désormais le Gouvernement à réactiver le comité de crise interministériel dédié au bâtiment pour suivre avec la plus grande attention l’évolution des prix des matériaux.
Concernant les hausses des prix du carburant, qui va se répercuter le 1er avril à la pompe, un accompagnement conséquent de l’État et des collectivités bénéficiant de la collecte des taxes locales, sont indispensables pour permettre aux entreprises d’absorber l’augmentation du prix des carburants et continuer à travailler dans de bonnes conditions.
La CAPEB demande également à la Cellule économique du BTP de suivre l’évolution de l’inflation et d’analyser la situation avec l’ensemble de ses partenaires, notamment via une enquête diligentée auprès des entreprises sur le terrain et des réunions de crise.
Dans ce contexte de tension économique renforcée, l’adoption de mesures permettant de faciliter l’accès aux marchés des entreprises artisanales et de soutenir leur niveau d’activité devient d’autant plus urgente. Nous appelons de nos vœux des initiatives concrètes qui constitueraient, dans une période incertaine et anxiogène, un signal positif en direction des artisans du bâtiment.
