Tribune libre de la CGTR

Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes : "Au travail aussi, il faut des actes et des moyens !"

  • Publié le 20 novembre 2025 à 17:15
  • Actualisé le 20 novembre 2025 à 17:27
CGTR

La CGTR réaffirme son engagement contre les violences faites aux femmes. À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, célébrée chaque 25 novembre, la CGTR tient à rappeler avec force que les violences faites aux femmes constituent une atteinte grave aux droits humains, un frein à l’égalité réelle et un enjeu majeur de justice sociale. (Photo rb/www.imazpress.com)

À La Réunion, les chiffres témoignent d’une situation particulièrement préoccupante : les violences intrafamiliales et conjugales y restent à un niveau élevé, touchant profondément les femmes, les familles et l’ensemble de la société réunionnaise. La Réunion figure parmi les départements avec un des taux les plus forts de victimes enregistrées. L’île est le deuxième département de France le plus touché par les violences conjugales.

Les violences conjugales restent la forme la plus répandue, soit 66,5% de l’ensemble des violences intrafamiliales. Les violences sexuelles progressent également fortement. Elle constitue 12% des atteintes à l’intégrité physique avec un taux de 1,95% pour 1000 habitants, nettement supérieur à la moyenne nationale qui est de 1,37%. 

En tant qu’organisation syndicale, la CGTR affirme que le monde du travail doit être un lieu de protection, de respect et d’égalité.

Aujourd’hui encore : 9% des viols ou tentatives de viols ont lieu au travail, 30% des salariées ont déjà été harcelées ou agressées sexuellement sur leur lieu de travail et 70% de ces victimes de violences au travail déclarent n’en avoir jamais parlé à leur employeur. Pour celles qui parlent, c’est souvent la double peine : 40% estiment que la situation s’est réglée en leur défaveur, par une mobilité forcée voire un licenciement.

Nous dénonçons toutes les formes de violences, y compris :
• Les violences conjugales qui impactent la vie professionnelle des victimes.
• Le harcèlement moral ou sexuel au travail.
• Les discriminations basées sur le sexe.
• Les inégalités salariales et hiérarchiques qui renforcent la vulnérabilité des femmes. 

La CGTR s’engage à :
• Accompagner et soutenir les travailleuses et les travailleurs victimes de violences.
• Demander des mesures renforcées dans les entreprises et administrations pour prévenir, repérer et sanctionner les violences.
• Mettre en place une cellule d’écoute et de veille visant à repérer, prévenir et traiter plus rapidement les situations de souffrance au travail, afin de protéger les militant e s, les adhérent e s, ainsi que les élu.e.s.
• Sensibiliser les salarié.es à la culture du respect, de l’égalité et du consentement.
• Former les représentant·es du personnel pour orienter et protéger les victimes.
• Défendre des politiques publiques ambitieuses pour lutter contre toutes les violences faites aux femmes.
• Demander une obligation annuelle d’une campagne de sensibilisation sur les violences sexistes et sexuelles auprès de l’ensemble des salarié∙es sur leur temps et lieu de travail. 

En ce 25 novembre, nous rendons hommage aux victimes, soutenons celles qui luttent chaque jour pour sortir de la violence, et saluons les acteurs associatifs, médicaux, sociaux et judiciaires engagés à leurs côtés. La violence n’a pas sa place ni dans la société, ni dans les familles, ni dans le travail. Ensemble, faisons reculer les violences faites aux femmes. 

Les violences sexistes et sexuelles au travail  ne sont pas une fatalité Transformer le travail, c’est transformer la société toute entière !

Mardi 25 novembre 2025 de 09h00 à 13h00 devant la Préfecture de Saint Denis. La CGTR prévoit un stand d’information et un café-rencontre pour échanger, sensibiliser et informer la population.

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