Le mercredi 25 mars dernier, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté par 123 voix pour, 3 contre (Etats- Unis, Israël, Argentine) et 52 abstentions (dont, le Royaume-Uni, la France et les autres Etats membres de l'Union européenne), une résolution qui reconnaît la traite des esclaves africains comme étant le "crime le plus grave contre l'humanité". (Photo d'illustration Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
À l’heure où notre pays connaît une montée en puissance de l’idéologie raciste de l’extrême droite, où les préjugés sont transformés en pseudo-science, je suis indigné par la position de la France qui s’est abstenue lors du vote sur cette ignominie qui a duré 4 siècles et dont "l'ampleur, la durée, la brutalité, le caractère systémique et ses conséquences sont encore visibles aujourd'hui".
Sa position constitue une faute morale et politique et doit être corrigée dans les territoires français ayant subi l’esclavage.
Les Réunionnaises et les Réunionnais, dont l’histoire découle largement de ce phénomène, n’oublient pas leur histoire. Elle est présente dans le Maloya, reconnu patrimoine culturel immatériel de l’Unesco en 2009, dans le moringue, et plus généralement dans toute la culture réunionnaise.
Comme le disait Desmond Tutu : "Mon humanité est liée à la vôtre, nous ne pouvons être pleinement humains qu'ensemble".
Philippe NAILLET
Député de La Réunion 1ère circonscription
