Tribune libre

La FSU Territoriale exige des titularisations, pas des contrats précaires

  • Publié le 12 mai 2026 à 16:25
  • Actualisé le 12 mai 2026 à 16:26
Drapeau FSU

La FSU Territoriale a pris connaissance de la mobilisation des maires prévue le 20 mai 2026 suite à l’annonce de seulement 4.000 contrats PEC pour La Réunion. (Photo d'illustration : Richard Bouhet/www.imazpress.com)

4.000 PEC pour près d’1 million de Réunionnais est une provocation. La colère des maires est légitime : sans ces agents, les services publics s’effondrent.

Pour autant, la FSU Territoriale ne se joindra pas à une mobilisation qui se limiterait à réclamer plus de contrats PEC. Ce serait cautionner la pérennisation de la précarité. Les PEC ne sont pas une politique d’emploi. C’est une variable d’ajustement budgétaire qui broie des vies depuis 40 ans.

La FSU Territoriale, par ailleurs signataire du Collectif "100 000 emplois", porte 4 exigences face à l’État :
1. Moratoire immédiat sur la baisse des PEC 2026 pour éviter la rupture des services publics dès le 1er juin.

2. Plan de dé-précarisations par la titularisation. 70% des PEC actuels occupent des postes de catégorie C 1er grade - agents d’entretien, de cantine, de voirie, d’espaces verts - relevant du recrutement direct sans concours prévu par l’article L326-1 du Code Général de la Fonction Publique. Sur 4 000 postes, 2 800 agents peuvent être stagiairisés dès maintenant. Pour les autres : CDI de droit public puis concours adaptés.

3. Fin du recours aux PEC sur les postes permanents. Un service public = un emploi statutaire.

4. Dotations d’État fléchées vers la masse salariale statutaire. À coût constant, transformons la précarité en emploi stable.

L’État doit cesser de jouer les communes contre les agents. Il doit financer de vrais postes pour assurer les missions de service public. Les outils légaux existent. Il manque la volonté politique.

Christian Picard
Secrétaire Départementale FSU Territoriale

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