Dans le cadre du plan de lutte contre les violences scolaires, la démarche "Brisons le silence" impose aux établissements scolaires publics comme privés d’interroger, deux fois par an, par le biais de questionnaires, les élèves internes comme ceux qui ont fait un voyage scolaire avec nuitée. Il s’agit ainsi de repérer les élèves qui auraient pu subir des violences. C’est ce qui est rappelé dans le décret du 13 mai 2026 (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
La CFDT Éducation Formation Recherche Publiques et la Fep-CFDT s’étonnent de constater que ces questionnaires soient finalement affichés comme facultatifs pour les établissements privés. C’est ce que l’on découvre à la lecture d’un document de la Dgesco s’adressant aux établissements privés.
Pour nos deux organisations syndicales, cette mesure doit s’appliquer de la même manière dans l’ensemble du système éducatif, financé par des fonds publics, à partir du moment où les établissements privés, comme les établissements publics, ont une obligation de résultat identique s’agissant du recueil et du traitement des signalements des faits de violence.
Après les événements de Betharram, après une commission parlementaire, à l’heure où les parlementaires discutent un projet de loi visant à protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire, cette présentation de la Dgesco est incompréhensible.
La CFDT soutient la nécessité de contrôle de tous les établissements relevant du service public d’éducation à savoir les écoles et établissements publics et les établissements privés sous contrat.
Nos deux fédérations demandent au Ministre de s’assurer de l’application pleine et entière de l’intégralité du plan "Brisons le silence" dans tous les établissements. Il en va de la protection et de l’intérêt des élèves.
