Je parle ici de faits. Je dois dire la vérité, toute la vérité. Il n'y a que la vérité qui compte. Entre 1971 et 2014, nous avons changé le destin du Port par l’action de Paul Vergès et des équipes qui se sont succédées (Photo : rb/www.imazpress.com)
Le Port d'aujourd'hui est toujours le Port que nous avons bâti.
À cette époque, notre ville comptait les plus grandes zones de bidonvilles de La Réunion.
Des familles vivaient dans la pauvreté, sans eau potable, sans assainissement, sans électricité, sans logements dignes.
Nous avons fait passer Le Port de la misère à la dignité.
Nous avons construit des écoles.
Nous avons amené l’eau et l’assainissement dans tous les quartiers.
Nous avons relogé des milliers de familles.
Nous avons fait disparaître les bidonvilles.
Nous avons bâti des équipements publics, sportifs et culturels.
Le Port moderne est né entre 1971 et 2014.
Voilà notre bilan.
Il se voit.
Il se vit.
En 2014, je ne me représentais pas.
Le jeune candidat que je soutenais n’a pas réussi à prendre le relais parce qu’Olivier Hoarau a été porté au sommet par une grande figure de l’histoire Réunionnaise, Huguette Bello.
Il a été présenté comme la nouvelle génération, celle qui allait moderniser, accélérer, transformer.
Des Portois ont fait confiance.
Rien n’a été tenu.
Aucune transformation majeure.
Aucun nouveau cap.
Aucune avancée comparable à ce que nous avons accompli auparavant.
Mon bilan à mettre à notre actif, c’est une ville sortie de la pauvreté.
Le sien est insignifiant.
Le Port n’est pas une ville née de la gestion d’Olivier Hoarau.
C’est une ville née du combat et du progrès social depuis des décennies.
La vérité doit être dite.
L’immobilisme doit cesser.
Il est temps de rendre les clés.
Il est temps que Le Port avance de nouveau.
Jean Yves Langenier
Maire du Port de 1994 à 2014.
