Dans le cadre de l’audition de la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, devant la délégation sénatoriale aux Outre-mer, je prends la parole pour défendre des enjeux majeurs pour La Réunion (Photo : rb/www.imazpress.com)
Je parle du POSEI, parce qu’il ne s’agit pas d’un simple dispositif européen. Il conditionne nos filières agricoles, notre souveraineté alimentaire et, très concrètement, le niveau de la vie chère à La Réunion. Le fragiliser ou le diluer, alors qu’il n’a pas été revalorisé depuis plus de quinze ans, serait un signal extrêmement négatif pour nos territoires.
Je parle d’emploi, parce qu’ici, les contrats PEC sont une nécessité. Dans certaines communes, plus d’un habitant sur deux est au chômage. Réduire ces moyens, c’est fragiliser des services publics de proximité et des actions essentielles sur le terrain.
Je mets aussi sur la table les finances des collectivités à l’approche du budget 2026. Sans visibilité, il n’y a pas de politiques publiques efficaces, seulement de l’attente et de l’improvisation.
Je défends l’aéroport de Pierrefonds, un équipement en difficulté aujourd’hui, mais stratégique pour le Sud de l’île et pour notre ouverture dans l’océan Indien.
Je rappelle enfin un enjeu trop souvent sous-estimé, la souveraineté de nos eaux du Grand Sud. Les intrusions se multiplient, la pêche illégale progresse. La France doit être au rendez-vous, à La Réunion comme à Mayotte.
Et je le dis clairement.
La continuité territoriale ne peut pas rester à deux vitesses. 250 euros par habitant pour la Corse, 16 euros pour l’outre-mer. Cet écart nourrit directement la vie chère. Je continuerai à porter ces sujets avec exigence et constance.
