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Tribune libre de La Voix Citoyenne

Mal-logement à La Réunion : Giovanni Payet dénonce une "spirale du pire" et appelle à un plan de sauvetage d’urgence

  • Publié le 23 avril 2026 à 16:49
  • Actualisé le 23 avril 2026 à 16:58
GIOVANNI PAYET

À l’occasion de la présentation du rapport annuel de la Fondation pour le Logement, Giovanni Payet, Président de La Voix Citoyenne – La Réunion, a dressé un constat alarmant de la situation sociale sur l’île. Face à l'explosion de la précarité et à l'effondrement des financements publics, le mouvement citoyen exige une rupture immédiate avec l'inertie politique actuelle.

Pour La Voix Citoyenne, les chiffres présentés ce jour témoignent d’une convergence inédite de trois échecs politiques majeurs : l’abandon des personnes en situation de précarité, l’incapacité de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) à protéger les nourrissons, et le délaissement des personnes en situation de vulnérabilité psychiatrique.

"Ce ne sont plus des statistiques, ce sont les visages d'une société qui renonce à ses valeurs », martèle Giovanni PAYET. « Quand 1 300 enfants dorment à la rue, ce n’est plus une crise, c’est un naufrage moral."

- Le "sacrifice" de la Ligne Budgétaire Unique (LBU)​ -

Le mouvement pointe du doigt une décision budgétaire jugée "inconcevable" pour l'avenir de l'habitat social : la réduction drastique de la LBU. Pour 2026, l’enveloppe pourrait être ramenée à 27 millions d’euros, contre 85,65 millions en 2024. Cette coupe de près de 60 millions d’euros condamne immédiatement des milliers de chantiers et de projets de logements pourtant prêts à sortir de terre et par conséquent assigne des habitants de La Réunion dans des logements indignes.

Face à l'urgence, La Voix Citoyenne – La Réunion propose une feuille de route opérationnelle:

1. Rétablissement immédiat de la LBU à hauteur des besoins réels (70 millions d'euros minimum).

2. Création d'une Task Force opérationnelle Logement à La Réunion. Nous appelons à la constitution d'une instance de pilotage de crise réunissant l'État, la Région, le Département, les EPCI, les bailleurs sociaux et les associations. Cette task force doit disposer de pouvoirs de décision et d'un tableau de bord de suivi en temps réel des indicateurs du mal-logement.

3. L’application de la loi Le Meur de 2024 par les maires pour réguler les locations saisonnières (Airbnb) et libérer le parc locatif privé au profit des résidents permanents.

4. Lancement d’une étude coordonnée par l’INSEE pour obtenir enfin un recensement fiable et exhaustif des sans-abris à La Réunion. 

- Un appel à la responsabilité de tous -

En conclusion, Giovanni PAYET appelle les décideurs locaux et nationaux à sortir du déni et des querelles institutionnelles. Il appelle chaque habitant, chaque opérateur économqique à défendre le droit à un toit décent et digne pour chacun.

"Le logement n’est pas une variable d’ajustement budgétaire, c’est un droit fondamental. Nous demandons aux élu·es, à l’Etat et aux opérateurs économiques d'agir avant que l'insupportable ne devienne la norme."

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