Comme l’a très justement souligné Mediapart, la réponse du gouvernement à la colère sociale, notamment celle exprimée par les lycéen.es, peut se résumer en trois mots : mépris, répression, discrédit. (Photo : www.imazpress.com)
Mépris.
Du haut de son piedestal jupitérien, Emmanuel Macron et ses affidés nous abreuvent de leur mépris de classe depuis bientôt 10 ans. Rien d’étonnant donc à ce que ce mépris se déverse sur notre jeunesse quand celle-ci exprime sa colère et ses inquiétudes pour l’avenir.
Répression.
Nous condamnons fermement les violences, quelles qu’elles soient. Mais nous refusons les amalgames qui consistent à assimiler systématiquement les manifestant.es à des voyous ou à des casseurs. En annonçant la veille de la mobilisation du 17 octobre l’utilisation possible de grenades assourdissantes, le Ministre de l’Intérieur tentait d’intimider et de décourager les manifestant.es. Est-ce ainsi que l’on parle à une population qui demande à être écoutée et respectée ?
Ce type de provocation est le ressort d’un pouvoir aux abois et qui, pour pouvoir continuer à dérouler son programme anti-social a besoin d’intimider toutes celles et ceux qui voudraient le contester publiquement et massivement.
Discrédit.
En réduisant la contestation sociale à des actes de violence, le pouvoir cherche à détourner l’attention des revendications de fond et à discréditer celles et ceux qui les portent. Cette stratégie permet d’éviter le débat sur les véritables causes de la colère : la précarité, les inégalités sociales, la dégradation des services publics et l’absence de perspectives pour une partie de la jeunesse.
Et s’il est question de pillage des biens publics, rappelons que les politiques menées par Emmanuel Macron contribuent largement à fragiliser et à démanteler ce qui appartient à toutes et tous. Cette casse sociale est donc bien une forme de pillage : celui de nos droits, de nos solidarités et de nos services publics.
De véritables réponses doivent être apportées aux revendications légitimes des jeunes et de l’ensemble de la population. Cela passe notamment par des revenus dignes et des services publics, dont celui de l’Éducation, qui aient les moyens nécessaires pour répondre aux besoins de toutes et tous. Voilà des mesures concrètes qui constitueraient un premier pas vers une société plus juste.
Malheureusement, nous savons que le dialogue sincère et l’écoute ne sont pas les marques de fabrique de cette présidence. C’est pourquoi le groupe d’action France insoumise de La Possession appelle à participer massivement à la mobilisation intersyndicale du 5 novembre prochain.
Marie-Hélène DOR
