Courrier des lecteurs

Réforme du baccalauréat, le SNALC dit non!

  • Publié le 12 juin 2013 à 03:00

Le SNALC rappelle son attachement au baccalauréat sous sa forme actuelle, examen final sanctionnant une scolarité et des connaissances de collège et lycée. Ce diplôme est le sésame pour les études supérieures et exigé pour la majorité des emplois, même à faible qualification. Il est indispensable et représente un symbole pour la Nation. Il est garant du caractère républicain de l'examen final.

Le SNALC refuse que sous des prétextes d'économie, on remette en cause ce pilier de la Nation française. Il y a d'autres moyens de faire des économies, et le contrôle continu est négatif car il n'assure pas l'anonymat indispensable à  cet examen. Il dépend des conditions locales, très différentes selon les établissements scolaires et assure donc une inégalité entre candidats. Le fiasco des épreuves de langue en contrôle continu cette année au mois de février a démontré l'inefficacité de ce genre d'épreuve.

Bien des économies pourraient être faites sur les Travaux Personnels Encadrés, et les gadgets pédagogiques mis en place en lycée au  cours des différentes réformes qui n’ont eu pour résultat que la baisse du niveau.

Toutes les  Ecoles et les Universités demandent un niveau requis et faute de baccalauréat, ces écoles proposeraient un examen d’entrée dont les exigences et les conditions échapperaient au regard de l’Etat.

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1 Commentaires
Daniel54
Daniel54
10 ans

Le Snalc fait la bonne analyse .Ce n'est pas d'aujourd'hui que l'on cherche à faire croire à l'opinion que le baccalauréat coûte cher (ce qui est faux) . Le pas est alors presque franchi , surtout en temps de crise, pour que l'on suggère la suppression de cet examen.
Méfions nous , car cette idée fait son chemin : remplacer le baccalauréat par un contrôle continu ! C'est ce qui s'est passé cette année dans l'enseignement des langues où les professeurs ont interrogé leurs propres élèves dans le cadre du baccalauréat . Où est alors l'anonymat ?