Tribune libre d'Audrey Bélim

Renouvellement de la flotte de pêche en Outre-mer : une avancée européenne longtemps attendue !

  • Publié le 2 avril 2026 à 20:39
  • Actualisé le 2 avril 2026 à 20:41
Philippe Naillet et Audrey Belim

Je salue la décision de la Commission européenne autorisant l’ouverture d’aides à la modernisation pour 16 segments de flotte de pêche ultramarine, répartis entre la Guadeloupe, la Martinique, La Réunion et Mayotte. 4 segments de flotte sont éligibles à La Réunion. (Photo d'illustration Sly/www.imazpress.com)



Cette avancée constitue une étape attendue de longue date par les pêcheurs réunionnais qui se sont fortement mobilisés avec leurs collègues ultramarins. Le renouvellement des flottes de pêche permettra notamment la modernisation des navires et l’amélioration des conditions de travail, essentielle pour attirer des jeunes vers ces métiers. 

En réponse à mon courrier du 27 février 2025, le commissaire européen à la pêche et aux océans, Costas Kadis, m’avait indiqué dans un courrier en date du 22 juillet 2025 que la Commission étudiait l’autorisation d’aides publiques au renouvellement de la flotte dans les Outre-mer, laquelle est “généralement interdite dans le cadre du Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (Feampa)” pour reprendre les mots du Commissaire européen. 

Au-delà des pêcheurs des Outre-mer et de leurs représentants, l’Etat s’est également fortement mobilisé pour obtenir cette avancée. Cette méthode qui unit forces vives, parlementaires et Etat est gagnante. Elle doit désormais nous guider pour les prochains combats que nous devons mener : Mécanisme d’Ajustement Carbone aux frontières européen qui va renchérir les coûts d’importation d’acier, aluminium ou engrais de pays-tiers à l’Union européenne vers nos territoires et bien sûr futur Cadre Financier Pluriannuel, le budget de l’Union européenne, qui remet en cause les enveloppes dédiées aux politiques de cohésion et de soutien à l’agriculture dans les Outre-mer. 

L’avancée d’aujourd’hui est donc à saluer mais le combat continue pour que l’Union européenne garde pour priorité le respect de nos spécificités. 

Audrey Bélim

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