Saint-André traverse aujourd’hui une crise de l’eau d’une gravité exceptionnelle. Les coupures répétées, les restrictions et les difficultés pour de nombreux quartiers ne sont pas des fatalités. Elles sont le résultat d’un retard accumulé depuis plusieurs décennies sur nos réseaux d’eau potable, d’assainissement et de traitement des eaux usées.
Ce que vivent les Saint-Andréens aujourd’hui est injuste. Et cela doit cesser.
Un retard historique qui aurait pu être évité
Depuis les années 1980, notre système d’alimentation en eau souffre d’un manque d’investissements évident. De 2008 à 2014, nous avions engagé un effort sans précédent pour rattraper ce retard:
- le forage de Ravine Creuse livré,
- le forage de Sarabé lancé,
- l’unité de potabilisation de Dioré construite,
- la station d’épuration(STEP) de Chemin L’Étang rénovée pour 11,5 millions d’euros.
Cet investissement conséquent aurait pu être limité si, avant 2008, les fonds européens disponibles avaient été mobilisés à temps. Mais après 2014, durant deux mandatures successives, la dynamique d’investissement nécessaire a été stoppée net, alors même que la compétence eau basculait vers la CIREST. Saint-André a ainsi subi les conséquences de choix politiques qui n’ont pas. permis d’assurer la continuité des efforts engagés.
Aujourd’hui, nous subissons le manque d’anticipation des équipes municipales en place depuis 2014. Notre ville fait face à un réseau vulnérable, vieillissant et insuffisant pour répondre aux besoins d’une population en croissance.
Un diagnostic clair, qui appelle des réponses immédiates
Notre ville est alimentée par six réseaux distincts, reposant sur des forages et des captages superficiels. Ce système, qui pourrait être une force, montre au contraire ses limites: 42 % de l’eau produite n’arrive jamais aux habitants. C’est un chiffre alarmant. Il traduit un réseau vieillissant, vulnérable, et une capacité de stockage insuffisante pour une population en croissance. Le rendement se dégrade année après année, et la capacité de stockage est insuffisante pour face aux besoins d’une population en constante augmentation. Ainsi, loin de nous satisfaire de cette situation alarmante, de toutes polémiques et de façon responsable , notre devoir est de relayer les doléances des Saint Andréens tout en leur proposant des solutions sérieuses pour l’avenir.
Dix actions prioritaires pour sortir Saint-André de l’impasse
Pour garantir à chaque Saint-Andréen un accès durable à l’eau, nous proposons dix mesures urgentes:
1. Moderniser l’ensemble du réseau d’eau potable et renouveler les canalisations.
2. Associer les travaux routiers à ceux des réseaux d’eau pour optimiser les financements.
3. Rénover et moderniser les stations de pompage.
4. Accélérer le changement des compteurs domestiques.
5. Construire de nouvelles capacités de stockage.
6. Créer des retenuescollinaires dans les hauts de la ville.
7. Diversifier lessources d’alimentation : nouveaux forages, captages améliorés.
8. Sécuriser les aires de captage, notamment au Bras des Citronniers.
9. Mettre en place des interconnexions entre communes de l’Est pour mieux répartir l’eau.
10. Encourager des solutions complémentaires : récupération d’eau de pluie, citernes obligatoires pour les logements collectifs.
"Ces mesures sont réalistes, nécessaires et attendues depuis trop longtemps."
L’eau est une priorité. Mais elle n’est pas la seule
La crise de l’eau révèle un problème majeur, mais elle s’inscrit dans un contexte plus large: Saint-André doit aussi faire face à des défis graves en matière de sécurité, de grande pauvreté et d’inégalités sociales. La problématique de l’eau est une priorité absolue pour Saint-André, mais, malheureusement, elle n’est pas la seule. Plus que jamais, nous sommes aux côtés des Saint- Andréens.
"Notre engagement est simple: être aux côtés des habitants, avec sérieux et responsabilité"
Il s’agit pour nous de défendre l’intérêt général, agir avec rigueur, rétablir la vérité et proposer des solutions concrètes. Chaque Saint-Andréenne et chaque Saint-Andréen a droit à un service public de qualité. Notre ville mérite mieux que des promesses. Parce qu’il est temps, ensemble, de reconstruire un système fiable et durable.

Vous avez raison Mr Fruteau, les mairies successives n'ont rien fait. Et aujourd'hui par manque d'anticipation nou subi. 2026 pour moin ça sera ERIC
Éric Fruteau a raison, il fallait agir avant. Il fallait anticiper.