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Tribune libre

Saint-André : remettre l'intérêt général au cœur du débat et construire l’avenir

  • Publié le 30 juillet 2026 à 17:16
  • Actualisé le 30 juillet 2026 à 17:19
Saint-André : Éric Fruteau, ancien maire de la ville, a voté ce dimanche matin

Cinq mois après les élections municipales, le climat politique à Saint-André demeure marqué par les tensions et les affrontements. Face à cette situation préoccupante, Demain La Réunion appelle à un retour à la sérénité, au dialogue et à une mobilisation collective autour des véritables priorités de développement du territoire.

Climat post-électoral à Saint-André : jusqu'où ira-t-on ?

Demain La Réunion (DLR) alerte sur une situation politique délétère et appelle à la sérénité afin que les véritables enjeux de développement ne soient plus relégués au second plan.

Cinq mois après les élections municipales, la vie politique saint-andréenne reste prisonnière d'un climat de confrontation permanente. Le débat d'idées cède trop souvent la place aux polémiques, aux procès d'intention et aux affrontements sur les réseaux sociaux. Entre divisions, surenchère et tensions permanentes, la commune s'enlise dans une logique qui dessert l'intérêt général et détourne l'attention des véritables enjeux de développement.

Depuis 2020, les mandats successifs ont été marqués par des oppositions frontales et stériles. Après l'affrontement Bédier contre Selly (2020-2026), qui a déjà laminé la gouvernance intercommunale, c'est désormais une nouvelle passe d'armes, Virapoullé contre Bédier, qui nourrit les tensions depuis mars 2026.

Le résultat est, hélas, au rendez-vous : du temps perdu, des divisions au sein de la commune comme à la Cirest, un retard de développement accumulé et des dossiers prioritaires laissés en souffrance.

Au milieu de ce règlement de comptes permanent, ce sont également les petites communes de l'Est — Bras- Panon, Salazie, Sainte-Rose, entre autres — qui pourraient payer le plus lourd tribut.

- Une vie publique sous tension -

Les guerres d'ego se jouent désormais sur les réseaux sociaux comme devant les tribunaux. Depuis 2020, près d'une vingtaine d'affaires, de plaintes croisées et de procédures judiciaires ont rythmé la vie publique saint-andréenne.

Les faits et accusations portés de part et d'autre, s'ils étaient établis, seraient d'une particulière gravité et terniraient durablement l'image de la vie publique. S'ils ne l'étaient pas, leur instrumentalisation serait tout aussi préoccupante. Dans les deux cas, ce climat de suspicion fragilise la confiance des citoyens dans les institutions et détourne les élus des véritables priorités.

Pendant ce temps, comme le dit l'expression créole, « cabri i mange salade ».

- Éric Fruteau et DLR : une voix constante contre les logiques d'affrontement -

Face à cette situation, Demain La Réunion n'a cessé d'alerter. À plusieurs reprises, Éric Fruteau et DLR ont dénoncé ce gâchis collectif. Notre mouvement refuse une politique réduite aux affrontements permanents, aux querelles de personnes et aux logiques de clans, alors que notre territoire a besoin de rassemblement, de pragmatisme et d'efficacité.

Au lieu de s'épuiser dans la surenchère et les attaques personnelles, DLR rappelle l'urgence de répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux. Les Réunionnais attendent des solutions concrètes pour l'emploi, le pouvoir d'achat, les mobilités, le logement, l'aménagement du territoire et la transition écologique.

À quand le retour à l'essentiel ?

Ce climat belliqueux, cette polémique permanente et cette surenchère dans les affrontements sont un poison pour l'avenir de Saint-André, des communes de l'Est et de La Réunion tout entière.

Nous appelons solennellement à plus de sérénité et de responsabilité. Il est temps de tourner la page des querelles byzantines, de sortir des logiques de clans idéologiques et de se consacrer enfin à l'essentiel : l'avenir de notre territoire et le bien-être de ses habitants, qu'ils vivent en ville ou dans les Hauts.

Avec Éric Fruteau, Demain La Réunion reste fidèle à sa ligne : le travail sur les idées, les projets et les défis réels, loin des appareils, des extrêmes et des luttes de clans.

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