Tribune libre d'Eddy Balbine

Sinte Sizanne i mérite mieu

  • Publié le 19 mars 2026 à 16:01
  • Actualisé le 19 mars 2026 à 16:09
pour ville agricole d'excellence Eddy Babine

Mesdames, Messieurs de la presse, chers colistiers, Chers sympathisants. À l’issue de ce second tour des élections municipales, j'ai tenu à vous rencontrer et m’adresser aux habitantes et habitants de Sainte-Suzanne, ainsi qu’à l’ensemble des Sainte-Suzannoises et Sainte-Suzannois dans un moment qui n’est pas anodin.

Certains n'ont plus cette date en tête, mais nous fêtons, en ce 19 mars, les 80 ans de la Départementalisation de La Réunion. Une date hautement symbolique. 80 ans plus tard, cette promesse continue de nous interpeller. Elle nous oblige. Elle nous pousse à regarder notre réalité en face.

À Sainte-Suzanne, commune dirigée depuis 33 ans par un seul homme, il serait trop simple de dresser un tableau figé. Et même s'il faut le reconnaître avec honnêteté que le train du développement ne s’est pas arrêté chez nous avec régularité, des infrastructures ont vu le jour.

Des projets ont émergé. Une dynamique a été engagée.

Mais la vraie question n’est pas seulement de savoir si le train peut revenir et s'arrêter. La question est : avance-t-il pour tout le monde ?

Il y a 80 ans, jour pour jour, grâce à la loi et aux actions mémorables de deux députés, Léon LEPERVANCHE et Raymond VERGÈS, La Réunion a été sortie de son statut de colonie pour devenir DÉPARTEMENT FRANÇAIS.

Une date qui nous rappelle un combat, une ambition : celle de l’égalité, du progrès et de la dignité pour tous.

Aujourd’hui, trop de nos concitoyens ressentent encore : - les inégalités du quotidien
- les difficultés d’accès à l’emploi
- le poids de la vie chère de

A Sainte-Suzanne, la pauvreté s'installe. Et le chômage massif, notamment chez les jeunes, bat des records. C'est une tristesse quand on sait que 43% de notre population a moins de 40 ans. Ces faits témoignent d’un sous-développement persistant, que l’INSEE qualifie  "situation sociale hors norme"

À l’aube de ce 2e tour des Municipales, il revient désormais à notre génération  d'écrire une nouvelle page dans l’histoire de notre ville.

IL NOUS FAUT AGIR. Avec mon équipe, nous sommes PRÊTS.  Prêts, si la population nous fait confiance,  à engager notre île -et la ville qui m’est chère- sur la voie du développement durable, afin de répondre aux défis.

Notamment en termes d'énergie - on en voit l'urgence avec les conséquences de la guerre en Iran et avec l'essence et  donc les prix de biens à la consommation qui vont mécaniquement augmenter. Il faut dès à présent anticiper pour accompagner nos publics les plus fragiles.  Je m'y engage.

Répondre également au défi du transport dans nos territoires touchés par le coma circulatoire.

De même qu'au défi de prévention des effets des changements climatiques, qui impactent durement nos quartiers.  Comme à La Marine, à Jacques Cargot ou à Bel Air.

Mais d'abord, il nous reviendra de régler au quotidien l’URGENCE SOCIALE.

 Là où il NOUS RESTE TANT À FAIRE en matière :
 - d'emploi, de formation et d'éducation,
 - de santé dans notre commune désertée d'année en année par les professionnels
 - de logement chez des familles ne disposant pas de moyens de rénover leur habitation
 - d'inégalité et de pauvreté face à la vie chère

 Dans tous ces domaines, SAINTE-SUZANNE A BESOIN D'ACTION, D'UN SURSAUT. ET DE RÉPONSES.  Elles figurent dans notre programme.

 Nous l'avons senti et entendu sur le terrain. Ce que nos habitants attendent aujourd’hui, ce n’est pas seulement du développement. C’est un développement plus juste plus inclusif plus équilibré entre les quartiers, parlant à TOUTES les générations

Un développement qui ne laisse personne au quai.

Notre responsabilité collective est claire : faire vivre l’esprit de la départementalisation, non pas dans les discours, mais dans les actes.

Cela signifie : lutter réellement contre les inégalités, donner des perspectives à notre jeunesse, construire un modèle de développement adapté à notre réalité.

Une des questions que l'on peut se poser aujourd'hui dans notre comune rurale ? Est-ce que nos agriculteurs vivent dignement ?

Est-ce que nos producteurs locaux sont réellement protégés ? Je les ai rencontrés : la réponse est non.

Alors que loi EGAlim visait à lutter contre le gaspillage alimentaire, mais aussi à garantir une rémunération plus juste pour les agriculteurs dans le cadre de l'objectif national de souverrainbeté alimentaire.

Dans notre plan agricole que nous avons élaboré, et qui sera défendu par deux de nos colistiers agricuteurs, Jean-Paul et Rwan, nous serons actifs au côté de nos agriculteurs.

Certains parlent beaucoup, devant les écrans notamment Moi, je veux agir.

Je ne suis ni député européen, ni parlementaire national ET JE N'AI JAMAIS ÉTÉ ÉLU. Mais je suis un homme engagé, prêt à me battre pour les habitants de Sainte-Suzanne car je VEUX ETRE un maire de proximité.

Mesdames, Messieurs,

L’histoire nous regarde. Le présent nous interpelle. Et l’avenir nous oblige. Le 19 mars 1946 nous a donné un cap.

À nous aujourd’hui de décider si nous avons le courage de le suivre pleinement. Oui, certains ici et là cherchent le pouvoir. Moi, je cherche des solutions.

La réponse passe par la mobilisation et le rassemblement. PAR LE CHANGEMENT QUE NOUS INCARNONS depuis le début de cette campagne.

C’est ainsi que nous construirons ensemble, et de façon démocratique, une ville de Sainte-Suzanne de nouveau LIBRE, ENGAGÉE ET AMBITIEUSE. UNE VILLE QUI AVANCE AVEC SES HABITANTS.
 
En ce 19 mars 2026 qui se marie avec l'histoire, NOTRE histoire, quelle belle coincidence, je prends l'engagement de rassembler, d'innover, d'AGIR. Car pour Zot, avec Zot, Sinte Sizanne i mérite mieu.

Eddy BALBINE

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