Après l’attaque d’une professeure de collège au collège Paul Hermann, après l’agression d’une enseignante de lycée professionnel au LP Julien de Rontaunay à Saint-Denis, c’est désormais un professeur des écoles de l’école Leconte Delisle à Saint-Pierre qui a été agressé.
En quinze jours, ce sont trois enseignants, trois établissements, trois niveaux d’enseignement.
La CFTC EPR Réunion apporte de nouveau sa solidarité inconditionnelle et son plein soutien aux enseignants concernés, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté éducative marquée par ce geste inacceptable.
L’Éducation nationale dans son ensemble est désormais touchée.
Personne ne peut considérer ces faits comme isolés.
Les autorités doivent réagir.
Ces agressions successives traduisent une dégradation profonde du climat scolaire. Elles révèlent un affaiblissement inquiétant du cadre, de l’autorité et du respect dus aux personnels.
La CFTC EPR Réunion propose de :
- mettre en place de véritables moyens de prévention dans les établissements,
- renforcer la présence des personnels éducatifs, sociaux et de santé,
- établir des protocoles clairs, efficaces et connus de tous face à toutes situations pouvant affecter l’établissement,
- rétablir l’autorité institutionnelle et le respect vis-à-vis des personnels.
La sécurité des agents ne peut être une variable d’ajustement.
Cela fait maintenant plusieurs mois que la CFTC EPR interpelle l’Académie afin d’être pleinement accompagnée et d’obtenir des processus clairs et efficaces.
La CFTC EPR Réunion le répète : il est nécessaire d’accompagner les établissements avant les drames, et pas seulement après.
La prévention ne peut se limiter à des dispositifs réactifs. Elle doit être anticipatrice, structurée et durable.
Concernant les élèves qui posent problème et pour leurs familles, il est indispensable de mettre en place un véritable suivi socio-éducatif.
La réponse ne peut être uniquement disciplinaire. Elle doit être éducative, sociale et coordonnée avec les partenaires compétents. Sans accompagnement des familles lorsque cela est nécessaire, les difficultés se répètent et s’aggravent.
Ces agressions ne sont pas des faits isolés.
Ce sont des signaux d’alerte graves.
Aussi, trop, c'est trop !
La CFTC EPR Réunion refuse la banalisation de la violence.
La CFTC EPR Réunion refuse que les collègues travaillent dans la peur.
La CFTC EPR Réunion refuse que les enseignants deviennent des cibles.
À chaque agression, c’est l’institution qui vacille !
À chaque silence, c’est la violence qui gagne du terrain !
La CFTC EPR Réunion appelle l’académie et les autorités de l’État à prendre immédiatement la mesure de la situation.
L’École n’est pas un territoire de violence.
L’École doit rester un lieu de transmission, d’exigence et de respect.
Elle ne peut devenir un espace d’insécurité.
La protection des personnels n’est pas une option. Elle n’est pas négociable.
Elle est la condition indispensable de notre mission de service public.
Face à la gravité de la situation, la CFTC EPR Réunion demande solennellement au Recteur d’organiser rapidement une table ronde consacrée à la question des violences envers les personnels, réunissant l’ensemble des services de l’État concernés (Éducation nationale, justice, forces de sécurité, services sociaux), les collectivités territoriales et représentants de personnels.
Il est indispensable que l’ensemble des acteurs institutionnels se coordonnent afin de définir des réponses claires, efficaces et durables.
L’heure n’est plus aux constats, elle est à l’action collective
Pour la CFTC EPR Réunion
Sonia Lapierre, Présidente de la CFTC EPR Réunion
Laurent TURPIN, Représentant du Personnel de la CFTC EPR Réunion au CSA
