Tribune libre du PCR

Un 1er mai de lutte permanente

  • Publié le 28 avril 2026 à 15:51
  • Actualisé le 28 avril 2026 à 15:54
PCR déclaration 19 mars 1946

Ce 1er mai 2026 revêt une signification particulière pour le PCR. Il a lieu dans le contexte de l’amplification d’une crise à l’origine de la création de notre Parti. En effet, la départementalisation a cherché par tous les moyens à maintenir la structure coloniale de la société réunionnaise. Il en découle une profonde aliénation vis-à-vis de l’Occident, présenté comme une référence à atteindre et imposé sur une société coloniale profondément divisée (Photo www.imazpress.com)

D’un côté, il y a les bénéficiaires du système dépendant des subsides versés par l’ex-puissance coloniale (sur-rémunération, défiscalisation…) qui est à l’origine d’une bulle financière responsable de la vie trop chère. De l’autre côté, on se trouve les pauvres, la classe la plus nombreuse, à qui le pouvoir et ses soutiens font croire qu’une partie d’entre eux appartient à une classe moyenne qui n’existe pas à La Réunion. Maintenus sous la dépendance de transferts sociaux versés par la France, les pauvres sont victimes de la pénurie d’emplois.

Ils sont en première ligne à la moindre perturbation du commerce mondial.

Cette dépendance a confié un secteur stratégique, la filière canne-sucre-alcools-énergie à une coopérative de planteurs de betteraves. Sa stratégie depuis la fin des quotas sucriers en 2017 a conduit à un effondrement de la production à cause de revenus insuffisants pour les planteurs, compromettant notre souveraineté alimentaire, car la canne est le pivot de notre agriculture.

Notre dépendance aux importations fragilise la production locale et notre souveraineté alimentaire. Pourtant des milliers d’hectares de terres en friche pourraient être mobilisés plutôt que d’attendre d’être intégrées à la spéculation foncière par des déclassements.

Le sabotage du plan d’autonomie énergétique pour maintenir La Réunion sous la dépendance de géants français du secteur énergétique se traduit par un racket organisé : plus de 60 % de hausse du prix hors-taxe du gazole le 1er avril dernier avec des répercussions sur tous les prix, compte-tenu de la dépendance aux carburants importés de notre économie. Un racket validé par Paris et des collectivités qui distribuent de l’argent public pour compenser la hausse des profits des actionnaires de sociétés étrangères.

Face à cette situation, le PCR mène une campagne de conscientisation de la population, en insistant sur la nécessité de relancer le plan d’autonomie énergétique. En attendant, il faut arrêter d’augmenter les prix.

Le contexte social du 1er mai 2026 illustre donc la faillite de la départementalisation, base de l’analyse à l’origine de la création du PCR. Et il montre la nécessité de rompre avec ce système par la responsabilité des Réunionnais. Le PCR salue la proposition de l’intersyndicale d’un plan de création de 100000 emplois à La Réunion. La dynamique peut être enclenchée en développant l’autonomie énergétique et alimentaire.

Le PCR appelle à un succès du défilé de ce 1er mai au Port. Il invite ses militants et ses sympathisants à y contribuer.
 

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