Samedi 21 mars le conseil municipal du Port élu dimanche dernier est convoqué pour la désignation des instances de l’exécutif : l’élection du maire et des adjoints (Photo : Richard Bouhet/www.imazpress.com)
Nous ne participerons pas à ce qui a tout l’air d’être une triste comédie
Un élu, sous le coup de poursuites judiciaires dans l’affaire du Cap Sacré Cœur, condamné en première instance à 15 mois de prison avec sursis, 50.000 euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité, va de toute évidence être plébiscité par une majorité bien soumise.
Il n’a jamais été blanchi, selon ses dires, par un procureur ! Un mensonge de plus à ajouter à son répertoire déjà bien fourni. Il sait très bien que c’est le tribunal présidé par un juge qui prononce le jugement, le procureur lui n’a pas ce pouvoir.
Ses mensonges ne lui permettront pas d’échapper à la sanction qui va lui être infligée.
Raisonnablement nous le pensons en tout cas.
Dans ces conditions, malgré le résultat du vote qui nous semble d’ailleurs fortement sujet à caution, participer à cette mascarade n’est pas concevable pour nous. Nos valeurs nous dictent en toutes circonstances le respect de la dignité et des électeurs qui nous ont accordé leur confiance.
Le dernier point à l’ordre du jour est : Lecture et remise d’une copie de la charte de l’élu local.
Cette charte comporte 7 points dont le premier est ainsi rédigé : "L’élu local exerce ses fonctions avec impartialité, diligence, dignité, probité et intégrité".
La distribution de cette charte par le futur et éphémère maire à tous les élus, dans la situation où se trouve empêtrée notre commune, a une dimension surréaliste et cocasse si ce n’était pas un sujet grave qui affecte la démocratie et qui doit nous interpeller tous.
Jean Yves Langenier
Emmanuelle Thomas
Patric Boitard
