Tribune libre de Mario Edmond

Une solution pour les PEC

  • Publié le 25 juillet 2026 à 13:03
  • Actualisé le 25 juillet 2026 à 13:06
Baisse contrats PEC

J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur les contrats PEC mais mon commentaire n’était qu’un constat et ne traitait que les conséquences pour les collectivités, plus particulièrement les communes qui sont privées d’un apport très conséquent en personnel pour remplir un certain nombre de missions indispensables au sein des écoles, mais également pour l’entretien des espaces verts (Photo : Richard Bouhet/www.imazpress.com)

En même temps, ce dispositif permettait à beaucoup de personnes en situation de précarité de pouvoir améliorer sensiblement leur condition et de rester connectées à la société active par une activité dont certains semblent prendre conscience de l’importance depuis l’annonce qui a été faite de réduire drastiquement leur nombre.

Chaque jour presque apporte son lot de désillusion, suppression du périscolaire, arrêt de la restauration, impossibilité d’assurer la sécurité dans les établissements scolaires, incertitude quant à la capacité de garantir la rentrée dans de bonnes conditions, incapacité d’entretenir les espaces verts. Les maires sont inquiets et le font savoir car il y va de leurs responsabilités pour des décisions qu’ils n’ont pas prises mais qu’ils subissent de manière la plus abrupte.

Nombreux sont ceux qui sont encore à espérer un geste de la part du gouvernement pour que celui-ci revienne sur sa décision et nous octroie un quota supplémentaire de contrats PEC même s’il est permis d’en douter sérieusement connaissant les difficultés financières du pays.

Cependant, il apparait qu’une solution existe pour permettre d’avoir plus de contrats PEC sans que cela ne coûte plus cher aux collectivités car le vrai drame de la décision de réduire le nombre de PEC au-delà des considérations humaines, c’est d’en avoir beaucoup moins mais de coûter beaucoup plus cher aux communes qui sont obligées de recourir à des emplois en CDD, les mettant de fait dans de graves difficultés financières.

La solution consisterait à maintenir les contrats PEC sans aide financière de l’Etat. Les communes n’auraient pas à recourir à des CDD à un coût plus élevé mais à des PEC sous le même régime et aux mêmes conditions actuelles mais dont elles supporteraient l’intégralité de l’indemnisation. Ainsi, les communes qui assuraient jusqu’à présent 50% de l’indemnisation des PEC se serviraient de ce même budget disponible pour n’embaucher que la moitié des personnes sous contrats PEC. Finalité, pas de surcoût pour les communes et une réduction de seulement 50% du nombre de contrats au contraire des réductions de plus de 92%, tel que décidé.

La participation de l’Etat à hauteur de 40% pour les contrats PEC devra être maintenue et réorientée vers les seules associations d’insertions chargées notamment de l’entretien des espaces verts et des sites touristiques car s’il est un autre problème qui découle directement de la réduction des contrats PEC, c’est bien la fermeture de ces associations et l’arrêt de leurs activités. Du coup, les communes se retrouvent seules avec moins de personnel, moins de subventions, moins de contrats, mais devront aussi faire avec moins d’associations extérieures et assurer par ses propres moyens et à sa seule charge l’entretien de beaucoup plus d’espaces dont les superficies varient mais dont on sait qu’elles sont conséquentes.

Il s’agit d’une solution qui vaut ce qu’elle vaut et mon unique souhait, c’est qu’il en est de meilleure, pourvu que l’on ne reste pas à la situation dramatique actuelle pour les communes, pour les personnes en précarité mais aussi pour nos villes, nos écoles et nos espaces de vie collective.

Mario EDMOND

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