Grève chez Derichebourg-OI : la Civis engage une autre entreprise pour collecter les déchets

  • Publié le 25 juillet 2026 à 13:43
poubelles civis

À l’issue du délai de 48 heures fixé par la deuxième mise en demeure adressée à la société Derichebourg OI, la Civis constate que le rétablissement intégral du service de collecte des déchets n’a pas été effectué sur les communes de Saint-Pierre et de Petite-Île. La collectivité a donc pris la décision d'engager une autre entreprise pour assurer la collecte des déchets. La grève entre la société Derichebourg OI et ses salariés se poursuit (Photo d'illustration : Stephan Laï-Yu/www.ilmazpress.com)

Face à cette situation, "qui demeure préjudiciable pour les habitants et continue de faire peser des risques sur la salubrité publique, la Civis applique ainsi les dispositions prévues au contrat afin d’assurer la continuité du service", indique la collectivité dans son communiqué.

Conformément aux dispositions de l’article 11 du Cahier des Clauses Administratives Particulières (CCAP), la Civis engage donc la procédure permettant de faire exécuter les prestations de collecte par une autre entreprise, aux frais du titulaire du marché, la société Derichebourg OI.

Depuis le 13 juillet 2026, la collecte des déchets à Saint-Pierre et Petite-Île connaît une forte perturbation due à une grève des salariés.

- Un retour à la normale progressif pour la collecte - 

La nouvelle organisation de collecte entrera en vigueur à compter du lundi 27 juillet 2026.

La Civis souligne que les équipes interviendront en priorité dans les secteurs les plus fortement impactés avant un rétablissement complet de la collecte sur l'ensemble du territoire.

Cependant, la collectivité explique que "compte tenu de l'importance des retards accumulés, le retour à un fonctionnement normal s'effectuera de manière progressive".

Les habitants sont donc prévenus, le retour à la normal ne sera pas immédiat.

- Une grève qui s'enlise entre Derichebourg OI et ses salariés -

Dans un communiqué envoyé ce samedi 25 juillet, les salariés grévistes de Derichebourg demandent une meilleure reconnaissance de leur travail au regard de leur contribution quotidienne à l'activité de l'entreprise. Pour eux, ils assurent un service essentiel à la population dans des conditions souvent difficiles. Leurs revendications portent sur une meilleure redistribution de la valeur créée, dans le cadre des NAO 2026 (Négociations Annuelles Obligatoires).

"Les salariés ne demandent pas l'impossible. Ils demandent une reconnaissance à la hauteur de leur engagement et une juste redistribution de la valeur qu'ils contribuent à créer chaque jour", concluent-ils.

Dans son communiqué transmis ce vendredi 24 juillet 2026, en fin d'après-midi, la direction assure avoir formulé des propositions "ambitieuses" à ses représentants du personnel. Parmi celles-ci, deux nouvelles augmentations salariales, au 1er janvier 2026 avec effet rétroactif et au 1er juillet, après une première hausse en novembre 2025. Selon l'entreprise, ces mesures portent à 4,5 % l'augmentation des salaires de base sur sept mois.

Évoquant son "ensemble de mesures", la direction de Derichebourg OI précise avoir proposé représentant du personnel des augmentations individuelles d'environ 3 % pour 20 % de l'effectif, l'amélioration des primes qualité mensuelles et des indemnités de transport, ainsi que le versement de l'équivalent d'une prime d'intéressement.

Elle annonce la mise en place de chèques-vacances d'une valeur de 450 euros par an. Au total, en intégrant les mesures déjà prises en novembre 2025, Derichebourg estime que ses propositions représentent une hausse brute de 11,2 % par rapport au salaire moyen de base.

Une réunion de la Commission de conciliation est désormais programmée dans les prochains jours afin de poursuivre les discussions.

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