Le 15 avril dernier, en séance plénière, les élus socialistes ont soumis une motion visant à alerter sur la baisse des contrats aidés. Aujourd’hui, avec les annonces du préfet, le pire est confirmé : à peine 800 contrats dédiés aux 24 communes. Un véritable coup de massue pour de nombreux Réunionnais qui attendaient, à travers le travail, un minimum de dignité. (Photo d'illustration Richard Bouhet/www/imazpress.com
Le groupe socialiste du Département de La Réunion dénonce avec la plus grande fermeté le désengagement brutal et scandaleux de l’État concernant les contrats aidés (PEC).
La baisse drastique des contrats, de 25 000 en 2024 à seulement 4 000 annoncés en 2026, n’est pas un simple ajustement budgétaire : c’est une décision politique lourde de conséquences humaines. Ce sont des milliers de Réunionnaises et de Réunionnais qui vont être privés de travail, précipités vers des « sorties sèches » et une précarité accrue. Dans un territoire où plus de 92 000 personnes vivent déjà du RSA, cette décision est irresponsable.
Les Parcours Emploi Compétences ne sont pas des dispositifs accessoires. Ils sont une chance, un tremplin, souvent le dernier espoir pour celles et ceux qui sont les plus éloignés de l’emploi. Ils font vivre nos associations, soutiennent nos communes, accompagnent nos enfants dans les écoles et protègent les plus fragiles. En les sacrifiant, l’État fragilise tout un équilibre et met en danger la cohésion sociale de notre île.
Nous avons porté des motions claires, exigeantes et constructives. Elles ont été ignorées. Aujourd’hui, nous refusons de nous taire face à cette injustice.
Nous appelons solennellement l’État à faire preuve de lucidité et de responsabilité en rétablissant immédiatement un volume de contrats adapté aux réalités réunionnaises, au minimum équivalent à celui de 2025.
Face à ce mépris du gouvernement à l’égard des Réunionnaises et des Réunionnais, les élus socialistes du Département seront dans la rue le 20 mai pour dénoncer avec force ce désengagement inacceptable et exiger le respect dû à nos demandeurs d’emploi.
La Réunion ne peut pas être une variable d’ajustement. La Réunion ne sera pas sacrifiée.
Monique Orphé Conseillère Départementale
