Tribune libre de Billy Panechou

Vote du budget de la ville de Sainte-Marie : 85 % du programme de la majorité dépend de financements extérieurs

  • Publié le 29 avril 2026 à 13:24
  • Actualisé le 29 avril 2026 à 13:31
Vote du budget de la ville de Sainte-Marie : 85 % du programme de la majorité dépend de financements extérieurs

À l’occasion de l’examen du budget communal, Billy Panechou, élu d’opposition de la liste "Pour l’amour de Sainte-Marie", alerte sur la stratégie financière portée par la majorité municipale. (Photo : D.R)

Le document budgétaire annonce près de 300 millions d’euros d’investissements sur la mandature. Mais dans le même temps, il précise que seulement 50 à 60 millions seraient directement portés par la commune, soit une dépendance de 80 à 85 % à des financements extérieurs (CINOR, Région, Département, État).

"Une commune doit savoir mobiliser des partenaires. Mais faire reposer l’essentiel de son ambition sur eux, c’est prendre un risque politique majeur. Si les projets n’aboutissent pas, ce sont les élus locaux que les habitants jugeront."

L’élu souligne également que la nouvelle majorité dispose d’une situation financière favorable, héritée du mandat précédent, avec plusieurs dizaines de millions d’euros d’excédent budgétaire.

"L’excédent n’est pas théorique. Il est réel, disponible, et il engage la responsabilité de la majorité actuelle."

• Pouvoir d’achat : un bouclier mobilité pour 2 000 familles

Dans un contexte de hausse du coût du carburant à La Réunion, Billy Panechou propose la mise en place d’un bouclier mobilité communal. Ce dispositif, estimé à 200.000 euros, permettrait d’aider environ 2 000 foyers, sur critères sociaux définis avec le CCAS.

"À Sainte-Marie, la voiture n’est pas un luxe, c’est une nécessité. Un budget communal doit protéger autant qu’il doit investir."

• Agents communaux : sécuriser les contrats précaires

L’élu appelle également à une trajectoire de sécurisation des agents en PEC, notamment dans les écoles.
« Derrière les contrats aidés, il y a des familles et des parcours de vie. La commune a aujourd’hui les moyens d’engager des perspectives vers des contrats plus stables. »

• Addictions : structurer une réponse municipale

Enfin, dans le contexte d’alerte lancé par le préfet sur la consommation de drogues, Billy Panechou propose la création d’une cellule municipale de repérage et d’orientation en addictologie, portée par le CCAS et connectée à la CTA-974.

Cette cellule aurait pour mission de repérer, orienter et accompagner les situations à risque, avec un agent formé dédié.

Des financements pourraient être mobilisés via l’État, l’ARS et la Mildeca.

"Voir tôt, agir vite, accompagner mieux : parfois, c’est sauver des vies. "

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